Une décision incohérente “l’Arrêt de Fessenheim”

Une décision incohérente L’association Patrimoine Nucléaire et Climat (PNC-France), visant à défendre la filière nucléaire nationale et cofondée entre autres par Bernard Accoyer et Louis Gallois, appelle la France à “se ressaisir”. “Le nucléaire, durable, décarboné et pilotable doit être le socle” d’une “véritable volonté de réindustrialisation à haute performances vis-à-vis du climat”.

“L’arrêt il y a un an de la centrale de Fessenheim s’est traduite par une augmentation des rejets de CO₂ puisqu’en même temps des centrales à charbon restaient en activité. Cette décision est illogique si on se réfère aux prévisions de l’Agence Internationale de l’Énergie, qui estime qu’en 2050, une électricité décarbonée couvrira 80% des besoins mondiaux d’énergie. Leader des pays du G7 et coleader en Europe quant à ses émissions de CO₂ par habitant, la France n’émet que 1% du CO₂ mondial.

En France, l’électricité nucléaire ne couvre que 18% de l’énergie finale, très loin du prétendu tout nucléaire auquel une idéologie antinucléaire entend mettre fin, en exigeant la fermeture de réacteurs nucléaires en état de produire en toute sécurité encore des décennies. Réduire encore nos émissions, au coût de la tonne de CO₂ évitée le plus bas possible, passe par le développement d’une électricité décarbonée nationale et maitrisée, en s’appuyant d’abord sur un patrimoine nucléaire reconnu et envié dans le monde.

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À l’origine, en 2011, dans un marchandage électoral, sans autre référence que des scénarios anti-nucléaires, il est décidé du programme énergétique de la France du candidat François Hollande : Fessenheim sera fermée et la contribution du nucléaire réduite de 75 à 50% de notre électricité dès 2025, sans aucune justification rationnelle. Ce qu’Emmanuel Macron reprendra a son compte. En novembre 2018 – Emmanuel Macron déclare ‘concrètement, 14 réacteurs de 900 mégawatts seront arrêtés d’ici à 2035.

En 2015, la LTECV (la loi de transition écologique et pour la croissance verte)entérine cette politique antinomique de ses trois objectifs : climatiques en abandonnant le nucléaire, énergie la plus décarbonée et pilotable ; environnementaux, retour aux énergies fossiles comme en Allemagne, emprise au sol et quantité de matériaux considérables ; d’indépendance énergétique, 100% des machines éoliennes et photovoltaïques importées.

Et en mars 2021, dans Électricité, le devoir de lucidité, François Bayrou, Haut-commissaire au plan, souligne le ‘rôle important que devraient avoir la France et son nucléaire dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique au niveau de l’Europe’.

France Stratégie, dans son rapport de janvier 2021, alerte : 70 GWe de la puissance pilotable vont être arrêtés (C’est presque autant que la totalité de la puissance pilotable française) en France et ses pays mitoyens d’ici à 2035. Le futur de la France ne repose pas sur pénuries et décroissance, mais sur une relance industrielle, dont celle du nucléaire, énergie propre et compétitive.

Notre industrie nucléaire est la plus complète au monde, elle exporte, elle réalise un grand carénage spectaculaire du parc, construit deux EPR en Angleterre et en projette la construction de 6 de plus en France. En Europe, l’activisme des États antinucléaires exige une action déterminée de la France pour inclure le nucléaire dans la taxonomie de la finance durable, avec les dix pays de l’Union qui se sont tournés ou se tournent vers le nucléaire pour relever le défi climatique, La LTECV et la PPE, déjà inefficaces sur le plan climatique, fondées sur des prévisions de demande électrique gravement sous estimées, sont désormais obsolètes face aux nouvelles ambitions climatiques européenne.

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