La France prévoit un plan d’arrachage de la vigne
Le gouvernement français a soumis à la Commission européenne son plan d’arrachage de 120 millions d’euros, de quoi supprimer 30 000 des 800 000 hectares du vignoble français. En France, on buvait en moyenne 120 litres de vin par an et par habitant dans les 1960. C’est désormais 40 litres, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.
À CONSULTER ÉGALEMENT >> Producteurs de vin: la France rétrogradée au troisième rang mondial
Dans ce contexte, l’arrachage est donc l’unique solution et elle est demandée par la profession même si c’est à contrecœur.
Le plan soumis par l’État à Bruxelles est doté de 120 millions d’euros. La Commission européenne a un mois pour répondre, même si l’argent est français, pris sur le fonds d’urgence dit «Ukraine» car la PAC ne prévoit pas de crédit pour l’arrachage.
Les volontaires toucheront 4 000 euros par hectare arraché irrévocablement. Toutes les régions vinicoles sont éligibles, mais la crise est particulièrement marquée dans le Bordelais.
Un dispositif local d’arrachage y est déjà en place dans le Sud-Ouest et jusqu’à la vallée du Rhône dans des vignobles qui produisent en majorité du rouge. La profession espère la validation de l’enveloppe par l’Europe et veut maintenant travailler sur un plan d’arrachage temporaire pour replanter plus tard, s’adapter au marché et se réorienter vers d’autres cépages plus légers qui connaissent moins la crise.
