Une recherche scientifique indique que la semaine de quatre jours au travail est bénéfique pour la productivité et la santé

Est-il nécessaire d’adopter une semaine de travail de quatre jours ? Une étude internationale de grande envergure, publiée le lundi 21 juillet dans la revue du consortium scientifique Nature, ravive assurément le débat. Cette étude repose sur une période d’expérimentation de six mois menée dans divers pays – à l’exception de la France – et arrive à la conclusion que cette restructuration favorise le bien-être des employés de plusieurs façons : un sommeil amélioré, une santé psychologique renforcée, plus d’enthousiasme au travail et une efficience accrue.
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Dans le cadre de cette étude, 141 sociétés basées dans six pays anglo-saxons – à savoir l’Australie, le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande -, représentant un total de 2 900 employés, ont adopté une semaine de quatre jours sans diminution de salaire pendant une durée de six mois. Ainsi, les dirigeants d’entreprise concernés avaient pour but de préserver leur niveau de productivité.
Pour ce faire, ils ont bénéficié de recommandations pour restructurer le travail, en minimisant les tâches à faible valeur ajoutée, telles que les réunions superflues. Cependant, cette recherche présente certaines limites, et même les auteurs en conviennent. Initialement, elle s’est concentrée uniquement sur des sociétés anglo-saxonnes de petite envergure et engagées volontairement, évoluant dans des contextes économiques relativement prospères.
Par la suite, on discute de la possibilité de réduire une charge horaire initiale de 40 heures à une charge hebdomadaire de 35 ou 32 heures, une mesure qui ne peut pas être appliquée universellement. Toutefois, selon les auteurs, les résultats encourageants de cette recherche devraient encourager les autorités à tester d’autres structures horaires, une solution qu’ils jugent prometteuse pour combattre l’épuisement ou le désengagement au travail.
