Le PMU au plus mal avec de moins en moins de parieurs

Les paris hippiques connaissent une baisse constante. Avec 6,6 milliards de mises en 2024, PMU, le principal opérateur hippique en Europe, perd ses parieurs, ce qui représente une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La reprise n’est pas garantie cette année, car l’opérateur enregistre une nouvelle diminution des paris de 4 % depuis le début de l’année. Afin de faire face à cela, le gouvernement a publié mercredi 13 août un « Plan PMU 203»”. L’objectif consiste à modifier la gouvernance et le statut de groupement de l’opérateur pour renouer avec la croissance.
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Les amateurs de paris hippiques, appelés « turfistes », expriment leur vive critique envers le PMU. De nombreux individus ne s’y retrouvent plus. « Les bénéfices sont tout simplement trop faibles». Avant, il était possible de dépenser 30, 40, voire 50 euros, mais aujourd’hui, cela ne vaut plus du tout la peine. Tout est achevé. La quantité de courses et d’enjeux est excessive. Il n’y a plus de directions.
Certains joueurs ne font plus confiance à l’opérateur. Dans le troquet, les accusations de tricherie sont courantes. « Si le favori a un pari de 200 000 euros, on peut lui demander de faire une erreur pour partager les gains», propose l’un des parieurs. En plus de ces bénéfices en forte baisse qui ne suscitent plus autant d’intérêt, selon eux. Il existe également un décalage entre les générations.
Le jeune homme sourit, arborant un maillot du Paris Saint-Germain sur les épaules, alors que tout le monde s’est tourné vers les paris sur le football. Grâce au football et au tennis, il y a désormais davantage de possibilités de remporter la victoire. Déjà, j’ai remporté 5 000 euros et 10 000 euros. Les chevaux, c’est beaucoup plus sophistiqué. Il s’agit plutôt d’un phénomène ancien, nous sommes souvent perdus. Cela ne suscite pas réellement de motivation.
Un bar a aussi choisi de mettre plus l’accent sur les soirées et les activités de boissons afin de compenser cette baisse de clientèle de PMU. Quant à l’Association nationale des turfistes, elle considère que le retour du cheval au centre des préoccupations nécessiterait une meilleure exposition, en particulier sur les grandes chaînes télévisées.
