Le gouvernement réforme l’Aide sociale à l’enfance

Le gouvernement réforme l'Aide sociale à l'enfance
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Crèches débordées, nourrissons confiés pour de longues périodes, parfois des années entières… Le gouvernement a rendu public, le samedi 6 septembre, un décret visant à réformer l’accueil des jeunes enfants en protection de l’enfance, après sa validation par la ministre des Familles, Catherine Vautrin, jeudi dernier. La capacité d’accueil des pouponnières de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) sera limitée à 30 enfants, avec une organisation en petites unités de vie, plus chaleureuse et sécurisante, selon les informations fournies par le ministère. Le texte renforce également les normes d’encadrement, avec une auxiliaire de puériculture pour cinq enfants en journée et quinze enfants la nuit.

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Le nouveau texte fixe une limite à la durée de séjour en pouponnière : quatre mois, avec la possibilité d’une seule prolongation sous réserve d’une évaluation de « l’évolution de la situation de l’enfant ». En l’espace de quelques années, la durée moyenne de placement a augmenté de cinq à huit mois, d’après les informations fournies par le ministère. Certains bambins demeurent sur place jusqu’à l’âge de trois ans, voire au-delà. L’objectif est de limiter au maximum la durée de séjour des enfants en pouponnière à 3-4 mois maximum, où ils évoluent en collectivité 24 heures sur 24, afin de favoriser leur orientation vers une famille, a expliqué la ministre lors de sa visite vendredi à la pouponnière de Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Le cadre réglementaire encadrant l’accueil des jeunes enfants n’avait pas fait l’objet de réforme depuis 1974. En avril dernier, un rapport rédigé par la députée socialiste Isabelle Santiago a mis en lumière des conditions préoccupantes au sein de certaines structures d’accueil pour nourrissons, caractérisées par une surpopulation et un encadrement insuffisant. Ce rapport a également mis en garde contre le risque de voir réapparaître le syndrome d'”hospitalisme”, qui se manifeste par un état dépressif chez les bébés privés de liens affectifs.

« Notre mission vise à soutenir des enfants profondément affectés par les épreuves précoces de leur existence, en leur procurant un environnement propice à leur épanouissement optimal», a affirmé une fois de plus Catherine Vautrin. Les équipes devront donc se concentrer sur la satisfaction des besoins d’éveil et de développement des enfants, tout en veillant à leur attachement et à leur sécurité.

Les structures d’accueil des tout-petits auront également pour mission d’assister les parents en vue du retour du nourrisson au sein de sa famille, avec une «équipe spécialisée dans le soutien à la parentalité», comme le précise le ministère. Bien souvent, les jeunes enfants se retrouvent sous la protection de la justice lorsque celle-ci identifie un risque lié à des actes de maltraitance, à des problèmes de toxicomanie ou de troubles psychiatriques des parents, voire à des violences conjugales.

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