40 ans après la catastrophe de Tchernobyl, une association lance un appel aux ramasseurs de champignons

40 ans après la catastrophe de Tchernobyl, une association lance un appel aux ramasseurs de champignons
Images dillustrations

L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) a pour dessein d’établir un bilan de la contamination des sols, quatre décennies après le drame nucléaire de Tchernobyl. C’est ce qu’a révélé ICI Normandie ce dimanche 7 septembre, en annonçant un appel aux cueilleurs de champignons.

L’entreprise Acro, établie à Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados, mise sur une opération de collecte participative de champignons afin d’évaluer la possible contamination des sols. L’association prévoit de diffuser une nouvelle étude à l’occasion du quarantième anniversaire de la pire catastrophe nucléaire jamais survenue en Europe, en 1986. Les champignons figurent parmi les denrées les plus vulnérables face à la contamination des sols. « Selon Mylène Josset, coordinatrice pour l’Acro, ces végétaux peuvent absorber tous les éléments présents dans le sol grâce à leurs composants. » Elle indique que ces champignons seront broyés en poudre afin d’être analysés dans notre laboratoire agréé.

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L’objectif de cette analyse est d’évaluer si la situation s’est améliorée depuis 2016, date à laquelle une enquête similaire avait été réalisée, 30 ans après l’accident de Tchernobyl. Il y a une décennie, la responsable de l’Acro rappelle que 80 % des champignons récoltés et analysés présentaient des traces d’éléments radioactifs provenant des rejets de Tchernobyl à l’époque. Des concentrations de Césium-137 ont été détectées, principalement dans les récoltes de champignons provenant de l’est de la France, mais des échantillons prélevés en Normandie se sont également révélés contaminés.

Concernant l’impact sur la santé, Mylène Josset souligne qu’il est « toujours délicat d’affirmer si la dangerosité est établie pour les consommateurs». Elle souligne que selon elle, il n’existe aucun seuil d’innocuité, ce qui signifie qu’il n’y a pas de niveau en deçà duquel les effets sur la santé seraient absents. La responsable se montre rassurante en soulignant : « Heureusement, les niveaux de contamination restent bas et concernent des produits consommés de manière ponctuelle».

Mylène Josset vise à obtenir un minimum de cent lots de champignons pour cette étude inédite, avec pour objectif déclaré de mettre en lumière une diminution potentielle de la présence de Césium-137 par rapport à l’année 2016. Les personnes intéressées à prendre part doivent expédier 300 gr d’un seul type de champignon (cèpes, chanterelles, pieds de cochon, etc.) dans un sac hermétiquement clos, et ce, dans les plus brefs délais après leur cueillette. Pour obtenir les informations concernant l’adresse de destination et les modalités d’envoi, il convient de consulter le site web de l’association.

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