Dix pays vont reconnaitre un État palestinien

Dix pays vont reconnaitre un État palestinien
Un État palestinien déjà reconnu par 148 pays. Le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et plusieurs pays européens, dont la France, se sont joints à l’initiative. D’autres devraient suivre d’ici lundi soir. Au total, dix nations supplémentaires. Lors de la soirée du dimanche 21 septembre, Emmanuel Macron a affirmé sur une chaîne américaine : « Je reconnais la légitimité de tous les Palestiniens qui aspirent à un État, qui constituent un peuple, et qui désirent une nation ainsi qu’un État. »

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Une reconnaissance symbolique qui, à brève échéance, n’apporte aucun changement, mais suscite la colère d’une majorité d’Israéliens, farouchement opposée à cette perspective de solution à deux États. Il s’agit là d’une question politique persistante, enracinée depuis de longues années, bien avant le 7 octobre. Une Israélienne estime que nous devons parvenir à des accords entre Israël et la Palestine pour résoudre la situation, plutôt que de recourir à des déclarations unilatérales telles que celle de la France.

Depuis l’avènement de l’État d’Israël et sa légitimation par les Nations unies, la problématique de la coexistence de deux États demeure d’actualité. En l’an de grâce 1993, le monde retient son souffle alors que l’Israélien Rabin et le Palestinien Arafat scellent leur accord d’une poignée de main historique, laissant entrevoir un avenir de paix tant espéré. Avec le tracé des frontières, la bande de Gaza et la Cisjordanie sont désignées comme territoires palestiniens, voisins d’Israël. L’État d’Israël continue inlassablement de diviser la Cisjordanie, en occupant de vastes étendues de territoire et en érigeant des colonies juives. Avec l’offensive en cours à Gaza, la perspective d’un État palestinien viable semble de plus en plus compromise.

L’objectif de cette initiative française est de rétablir la paix après deux années de conflit dévastateur à Gaza. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a rejeté, je cite, cette reconnaissance unilatérale et a promis des mesures de rétorsion à l’encontre de l’État français, « telles que le rappel de son ambassadeur ou la fermeture du consulat français à Jérusalem», a souligné Arnauld Miguet, correspondant pour la Télévision au Proche-Orient.

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