Gérald Darmanin admet l’existence de “lacunes” dans la lutte contre les violences faites aux femmes et annonce “une révision des méthodes”

Gérald Darmanin admet l'existence de
Gerald Darmanin

Le jeudi 19 février, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré une modification de l’approche dans la lutte contre les violences faites aux femmes en raison des lacunes persistantes du système judiciaire. Des progrès ont été réalisés, cependant, selon ses dires lors d’une audition devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, le grand service public n’a pas encore atteint le niveau requis pour répondre aux besoins des victimes. Il a spécifiquement mentionné le taux de « 70 % de plaintes classées sans suite » et les délais de jugement « pouvant s’étendre jusqu’à six ans ».

À consulter >> Le premier lancement commercial d’Ariane 6 avec quatre propulseurs

Le ministre de la Justice a exprimé son intention de mettre en place un registre national des téléphones classés comme « grave danger » dans un avenir très proche. Il a exprimé le souhait d’uniformiser les programmes de réhabilitation pour les auteurs de violences sexuelles et sexistes, ainsi que de tester la mise en place d’audiences conjointes (civiles et pénales). D’après ses dires, un code des violences familiales regroupant l’ensemble des textes en vigueur sera publié en juin afin de garantir à chaque magistrat l’utilisation d’un référentiel commun. Le ministre souhaite également que le gouvernement présente chaque année devant le Parlement un rapport sur le nombre d’ordonnances de protection par juridiction, ainsi que sur les délais de jugement.

D’après les organisations féministes, un total de 167 féminicides ont été enregistrés en France en 2025. Selon les données officielles, on recense 107 cas de féminicides conjugaux en 2024, ce qui représente une augmentation par rapport à l’année précédente. Selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes, une femme est agressée sexuellement, violée ou victime d’une tentative de viol toutes les deux minutes. De plus, une femme est victime de harcèlement sexuel, d’exhibitionnisme ou de l’envoi non sollicité de contenus à caractère sexuel toutes les 23 secondes.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *