Meta et Google condamnés pour mise en danger de mineurs

Meta et Google condamnés pour mise en danger de mineurs
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« Les conclusions du procès s’avèrent plutôt intéressantes, néanmoins il est impératif d’approfondir davantage l’analyse », déclare le psychanalyste Michaël Stora, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, lors d’une intervention sur franceinfo le jeudi 26 mars. Cette déclaration intervient alors qu’aux États-Unis, un jury a statué mercredi que les plateformes Instagram et YouTube, ainsi que leurs sociétés mères respectives, Meta et Google, portaient une part de responsabilité dans l’addiction aux réseaux sociaux et les troubles psychologiques survenus chez une jeune Californienne durant son adolescence. Le psychanalyste soutient qu’il est nécessaire d’élaborer des législations visant à prévenir que ces réseaux sociaux ne causent des préjudices et n’exercent un impact néfaste sur la santé mentale des adolescents.

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Meta et Google ont déclaré qu’ils interjetteraient appel. « Ils génèrent des revenus plus élevés lorsque nous passons davantage de temps sur leurs plateformes », souligne Michaël Stora, dénonçant « des algorithmes particulièrement pernicieux et nuisibles ».

Elles « mettent en lumière les points sensibles », ce qui « provoque un engagement chez des adolescents en recherche d’une image de soi idéalisée ». « C’est véritablement désastreux», observe Michaël Stora.

La seule forme d’addiction reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé demeure celle associée aux jeux vidéo en ligne, souligne-t-il, tout en précisant que “les nouvelles classifications, notamment le célèbre DSM américain (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – classification des troubles psychiatriques et psychiques), pourraient éventuellement aborder la question d’une addiction aux réseaux sociaux ». « Il est évident que l’on observe des phénomènes d’addiction et de dépendance, cependant, il s’agit de dépendances sans substance, donc davantage liées à une problématique de contenu », précise le psychanalyste, en évoquant « la question de la dopamine et de petites récompenses générées par ces algorithmes réconfortants ».

« Il est essentiel de pouvoir le dénoncer », conclut-il, en appelant à ce que « les adolescents eux-mêmes soient en mesure de développer un sens critique ». Il admet qu’il s’agit d’une « éducation relativement complexe à mettre en œuvre ».

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