L’intelligence artificielle et la santé mentale des jeunes

L'intelligence artificielle et la santé mentale des jeunes
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Une étude réalisée par le groupe mutualiste VYV et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) dans quatre pays européens, consultée par l’Agence Radio France, a révélé le mardi 5 mai que 48 % des jeunes ont recours à l’intelligence artificielle conversationnelle pour discuter de sujets personnels ou intimes, et que 33 % les perçoivent comme un “psy” dans certaines situations. D’après son analyse, environ 90 % des jeunes en France ont recours à ces intelligences artificielles, et près de la moitié abordent des sujets personnels lors de leur utilisation.

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Selon l’enquête, l’intelligence artificielle conversationnelle est perçue comme un soutien additionnel, tandis qu’un quart des jeunes manifestent des signes de trouble anxieux généralisé. Cependant, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) confirme que les relations humaines restent essentielles : les amis et la famille demeurent les principaux interlocuteurs des jeunes lorsqu’ils ont besoin de discuter de leurs problèmes. La CNIL souligne que l’intelligence artificielle ne vise pas à remplacer ces relations, mais à s’ajouter comme support complémentaire dans la vie quotidienne des jeunes.
Incorporer le numérique dans les stratégies de prévention.

Selon l’étude, 69 % des jeunes considèrent qu’une intelligence artificielle est capable de fournir des conseils fiables, tandis que 56 % pensent qu’elle peut garantir la confidentialité des échanges avec elle. Cependant, d’après l’étude, il ressort que les jeunes participants ont une « compréhension partielle des enjeux ». En effet, 32 % des individus interrogés affirment avoir connaissance de l’avenir des données qu’ils partagent avec ces outils. Par conséquent, 34 % des individus jeunes ayant recouru à l’intelligence artificielle pour des questions personnelles ont affirmé avoir éprouvé un sentiment de malaise suite à un conseil reçu.

Selon la CNIL, il est devenu crucial d’incorporer de manière exhaustive le domaine numérique dans les stratégies de prévention, en conciliant innovation, protection des données et encadrement des usages. Les systèmes d’intelligence artificielle conversationnelle recueillent des informations personnelles, parfois délicates, sans que nous en soyons toujours pleinement conscients. Selon Marie-Laure Denis, présidente de l’organisation, il est impératif d’informer les jeunes sur le fonctionnement de ces systèmes, les données qu’ils génèrent et les droits qui leur sont associés.


Méthodologie : Étude Ipsos BVA pour le Groupe VYV et la CNIL auprès de 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans : France (1 000), Allemagne (1 000), Suède (1 000), Irlande (800).

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