La solution française qui permet aux navires de se diriger sans GPS

Un porte-conteneur placé sur une piste d’atterrissage, un pétrolier en plein désert ou un méthanier échoué dans une centrale nucléaire… Au commencement de l’intervention américaine en Iran, plus de 1 000 navires ont eu leur système de positionnement global (GPS) perturbé en moins de 24 heures.
Selon Benoit Kerouanton, directeur des activités de navigation du groupe Exail, une guerre électromagnétique peut rendre les bateaux vulnérables. Il illustre cette situation en prenant l’exemple d’une navigation de nuit ou par temps de brouillard. On peut se projeter mentalement dans un environnement où l’on se trouve face à un pic rocheux ou à une falaise. Il y a un risque d’accident. Il constate que l’information est altérée.
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En situation de perturbation, les centrales inertielles prennent le relais, étant des dispositifs volumineux équipant les frégates, sous-marins ou avions de chasse, leur permettant de maintenir leur navigation de manière autonome. Les capteurs de la centrale inertielle mesurent avec précision les accélérations et les rotations, lui permettant de déterminer la trajectoire en l’absence de signal GPS. Ainsi, selon le directeur industriel Thomas Loret, il s’agit d’une question de sécurité primordiale pour les marins et pour la liberté de navigation.
La demande mondiale est en pleine croissance rapide.
Le noyau de ces boîtiers est constitué de fibre optique, un composant crucial produit à Lannion. Au sein de l’usine d’Exail, de longues distances de fibres sont enroulées autour de bobines à une vitesse maximale pour satisfaire une demande croissante. Selon ses souvenirs, l’approche historique consistait à produire sur des postes individuels, où un opérateur était responsable de l’ensemble des étapes de production. Actuellement, nous mettons en place un flux de production dans lequel plusieurs intervenants travailleront sur un même objet.
Ceci met en lumière la mutation industrielle en cours afin de répondre aux exigences de nos clients, explique le directeur de l’usine. La demande mondiale croît rapidement. Il y a deux décennies, Exail produisait 500 unités de centrales par an, tandis qu’aujourd’hui ce chiffre s’élève à plusieurs milliers.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
