Les Françaises et l’infidélité

Couple illustrant l’étude sur l’infidélité

LES FRANÇAIS ET L’INFIDÉLITÉ

Mai 2026

Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédents sondages réalisés par Discurv pour XLoveCam sur les Français et la sexualité.

En 2026, l’infidélité ne se limite plus à une relation extraconjugale. Messages ambigus, conversations avec une intelligence artificielle, fantasmes ou non-monogamie redessinent les frontières de la fidélité.

Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de Français majeurs, cette enquête révèle les perceptions et les comportements des Français face à l’infidélité, ainsi que leurs principales différences selon l’âge, le sexe ou la durée de la relation.

Objectif de l’enquête

Mesurer la perception des Français sur les différentes formes d’infidélité, leurs comportements et l’évolution des frontières de la fidélité à l’ère du numérique.

Les 5 chiffres clés de l’étude

  • 73 % pensent qu’il est possible de rester fidèle toute sa vie.
  • 31 % reconnaissent avoir déjà été infidèles.
  • 55 % ont déjà fantasmé sur une autre personne.
  • 28 % ont déjà échangé des messages ambigus ou sexuels.
  • 20 % ont déjà eu une conversation intime avec une IA.

Le rapport au couple et au désir

Auprès des personnes en couple ou en relation régulière

Les Sentiments présents dans le couple

Dans leur relation actuelle, 3/4 des répondants déclarent ressentir de l’affection pour leur partenaire et un peu plus de la moitié mentionne aussi du désir. Le désir semble fragile et s’estompe avec le temps avec des couples de plus de 10 ans et des seniors qui ressentent moins de désir dans leur couple.

Au contraire des auvergnats, les habitants du Sud-Ouest vont ressentir plus de désir dans leur couple.
Parmi eux, 1/3 ressente autant de désir que d’affection pour leur partenaire mais une moitié ressent principalement de l’affection au dépit du désir. Un désir plus faible mais qui semble partagé, puisque 42% déclarent toutefois un niveau de désir équivalent entre eux et leur partenaire. Les hommes semblent être ceux qui éprouvent le plus de désir dans leur couple comparé à leur partenaire.

Sentiments présents dans le couple

L’affection est le sentiment le plus fréquemment ressenti au sein du couple : 73 % des répondants déclarent en éprouver dans leur relation.

Le désir arrive en deuxième position (55 %). Il est plus présent chez les couples ensemble depuis 2 à 4 ans (75 %), chez les moins de 50 ans (65 %) et en Nouvelle-Aquitaine (67 %). À l’inverse, il diminue après 10 ans de relation (50 %), chez les 65 ans et plus (45 %) et en Auvergne (44 %).

Enfin, seuls 6 % des répondants déclarent ne ressentir ni affection ni désir dans leur relation.

Sentiment éprouvé majoritairement pour son partenaire

Plus d’un répondant sur deux (51 %) déclare ressentir davantage d’affection que de désir pour son partenaire. 36 % estiment ressentir autant d’affection que de désir, tandis que 13 % déclarent éprouver davantage de désir que d’affection.

Rapport à l’autre et au désir dans le couple

Les perceptions du désir apparaissent relativement équilibrées : 42 % des répondants estiment que les deux partenaires se désirent autant. À l’inverse, 36 % pensent que leur partenaire ressent davantage de désir qu’eux, tandis que 22 % considèrent être la personne qui désire le plus dans le couple (30 % chez les hommes).

À retenir

L’affection demeure le sentiment dominant au sein du couple (73 %), tandis que le désir reste présent chez plus d’un Français sur deux (55 %). Son intensité varie toutefois selon l’âge, l’ancienneté de la relation et la région.

Malgré une place moins importante accordée au désir, une majorité de répondants considère son partenaire actuel comme le plus beau, le meilleur partenaire sexuel et celui avec qui elle a vécu ses expériences sexuelles les plus marquantes. Les 18-34 ans sont les plus nombreux à porter ce regard sur leur partenaire actuel.

Ressenti vis-à-vis du partenaire actuel

Les répondants portent un regard très positif sur leur partenaire actuel lorsqu’ils le comparent à leurs relations passées. Plus des trois quarts (77 %) considèrent qu’il ou elle est la plus belle personne avec laquelle ils aient été en couple. Cette appréciation ne se limite pas à l’attirance physique : 72 % estiment également que leur partenaire actuel est le meilleur partenaire sexuel qu’ils aient connu, tandis que 70 % déclarent avoir vécu avec lui ou elle les expériences sexuelles les plus audacieuses.

Ces résultats traduisent une forte valorisation de la relation actuelle. Malgré les évolutions du désir observées au fil du temps, le partenaire est largement perçu comme réunissant les principales qualités recherchées, tant sur le plan affectif que sur le plan sexuel. Les répondants expriment ainsi une perception globalement très positive de leur couple actuel, qu’ils jugent supérieur à leurs relations passées.

Des différences apparaissent toutefois selon les profils. Les habitants des Pays de la Loire (94 %) sont les plus nombreux à considérer leur partenaire actuel comme la plus belle personne qu’ils aient connue, devant ceux des Hauts-de-France (86 %). Les 18-34 ans (80 %) sont, quant à eux, les plus enclins à considérer leur partenaire actuel comme leur meilleur partenaire sexuel. Enfin, les habitants des Hauts-de-France (82 %) déclarent plus fréquemment avoir vécu leurs expériences sexuelles les plus audacieuses avec leur partenaire actuel.

À retenir

Le partenaire actuel est très largement perçu comme le plus attirant, le meilleur partenaire sexuel et celui avec qui les répondants ont vécu leurs expériences les plus marquantes. Cette perception est particulièrement forte chez les 18-34 ans.

Cette image très positive n’exclut toutefois pas certaines ambivalences. Près d’un Français sur deux déclare avoir déjà fantasmé sur une personne jugée plus attirante que son partenaire actuel, tandis que 4 Français sur 10 reconnaissent repenser avec nostalgie à leur vie sexuelle passée ou avoir déjà pensé à une autre personne lors d’un rapport sexuel. Ces comportements sont plus fréquents chez les 18-34 ans.

Comportements et pratiques proches de la tromperie au sein du couple

Les comportements pouvant être assimilés à une forme de « micro-infidélité » apparaissent relativement répandus chez les personnes en couple. Ils concernent avant tout des pensées, des fantasmes ou des comparaisons, bien plus que des interactions concrètes avec une autre personne.

Plus d’un répondant sur deux (55 %) déclare avoir déjà fantasmé sur une personne jugée plus attirante que son partenaire actuel. Près d’un sur deux (49 %) affirme également avoir déjà pensé que son partenaire n’était pas la personne avec laquelle il pourrait réaliser ses fantasmes les plus secrets. Par ailleurs, 43 % reconnaissent repenser avec nostalgie à leur vie sexuelle avec un(e) ancien(ne) partenaire, tandis que 39 % déclarent avoir déjà pensé à une autre personne pendant un rapport sexuel afin d’atteindre plus facilement l’orgasme.

Les comportements impliquant une interaction avec un tiers sont moins fréquents. Près d’un tiers des répondants (32 %) déclarent avoir déjà comparé leur vie sexuelle à celle présentée dans des contenus pornographiques, 28 % reconnaissent avoir échangé des messages ambigus ou à caractère sexuel avec une autre personne, et 20 % indiquent avoir déjà entretenu une conversation intime, romantique ou sexuelle avec une intelligence artificielle.

Les jeunes adultes apparaissent comme les plus concernés par l’ensemble de ces comportements. Les 18-34 ans sont notamment 59 % à déclarer avoir pensé que leur partenaire n’était pas la personne avec laquelle ils pourraient réaliser leurs fantasmes les plus secrets, 50 % à avoir déjà échangé des messages ambigus ou sexuels avec une autre personne et 47 % à avoir déjà eu une conversation intime avec une intelligence artificielle. Les hommes déclarent également plus fréquemment certains comportements, notamment le fait de fantasmer sur une personne plus attirante que leur partenaire (62 %).

À retenir

Les « zones grises » de la fidélité font désormais partie de l’expérience de nombreux couples. Les pensées, les fantasmes et les comparaisons sont relativement courants, tandis que les comportements impliquant une interaction avec une autre personne restent plus minoritaires.

Un effet générationnel marqué se dégage de l’étude : les 18-34 ans sont les plus nombreux à déclarer ce type de comportements.

Influence de la durée de la relation sur les comportements proches de la tromperie

L’ancienneté de la relation apparaît comme un facteur déterminant dans les comportements étudiés. Pour chacune des situations analysées, les personnes en couple depuis moins d’un an déclarent plus fréquemment des comportements pouvant être associés à une forme de micro-infidélité, tandis que les couples de plus de dix ans affichent les niveaux les plus faibles.

Les écarts sont particulièrement marqués pour les comportements liés aux fantasmes et aux comparaisons. Ainsi, 72 % des personnes en couple depuis moins d’un an déclarent avoir déjà fantasmé sur une personne jugée plus attirante que leur partenaire, contre un peu plus d’une personne sur deux dans les relations plus anciennes. De même, 67 % ont déjà pensé que leur partenaire n’était pas la personne avec laquelle ils pourraient réaliser leurs fantasmes les plus secrets, contre des proportions comprises entre 45 % et 52 % selon l’ancienneté du couple.

Les différences sont encore plus importantes pour certains comportements impliquant un tiers ou les nouvelles technologies. Près des trois quarts (73 %) des personnes en couple depuis moins d’un an déclarent avoir déjà pensé à une autre personne pendant un rapport sexuel, contre 33 % des personnes en couple depuis plus de dix ans. Les échanges de messages ambigus ou sexuels avec une autre personne concernent 65 % des couples les plus récents, contre 21 % des couples de plus de dix ans. Enfin, 63 % des répondants en couple depuis moins d’un an déclarent avoir déjà eu une conversation intime, romantique ou sexuelle avec une intelligence artificielle, contre seulement 12 % parmi les couples les plus anciens.

À retenir

Les premières années du couple sont celles où les fantasmes, les comparaisons et certaines pratiques numériques sont les plus fréquemment déclarés.

À mesure que la relation s’installe dans le temps, ces comportements deviennent nettement moins fréquents, illustrant une évolution progressive des pratiques et de la perception de la fidélité au sein du couple.


Expériences de non-monogamie et sexualité ouverte au sein du couple

Les résultats montrent que les expériences de non-monogamie restent minoritaires, mais concernent néanmoins une part non négligeable des Français, qu’il s’agisse de relations ouvertes ou de pratiques sexuelles impliquant d’autres partenaires.

Près d’un quart des Français (24 %) déclarent avoir déjà vécu une relation ouverte, c’est-à-dire une relation dans laquelle chacun des partenaires est libre d’avoir des rapports sexuels avec d’autres personnes. Parmi eux, 12 % indiquent l’avoir expérimentée une seule fois et 12 % à plusieurs reprises, tandis que 76 % affirment ne jamais avoir vécu ce type de relation.

Cette pratique apparaît nettement plus fréquente chez les personnes homosexuelles (60 %) et bisexuelles (56 %), ainsi que chez les 18-34 ans (37 %). À l’inverse, elle est moins répandue chez les femmes (20 %) et les 50 ans et plus (17 %).

L’enquête s’intéresse également aux expériences sexuelles vécues en couple avec d’autres partenaires, telles que les plans à trois, l’échangisme ou les soirées libertines. 19 % des Français déclarent avoir déjà participé à ce type de pratique, dont 8 % une seule fois et 11 % à plusieurs reprises. En revanche, 81 % affirment ne jamais avoir vécu une telle expérience.

Là encore, les écarts entre les profils sont marqués. Les personnes bisexuelles (49 %), homosexuelles (44 %) et les 18-34 ans (32 %) sont les plus nombreuses à déclarer avoir expérimenté ce type de sexualité. À l’inverse, seuls 12 % des personnes hétérosexuelles et 12 % des répondants âgés de 50 ans et plus indiquent avoir vécu cette expérience.

Dans l’ensemble, ces résultats montrent que si la monogamie demeure le modèle dominant, une part significative des Français a déjà expérimenté, au moins une fois au cours de sa vie, des formes de relation ou de sexualité qui s’en écartent. Les expériences de non-monogamie apparaissent particulièrement présentes chez les personnes LGBT+, notamment homosexuelles et bisexuelles, ainsi que chez les jeunes générations.

Expérience et perception de l’infidélité

Au-delà des pratiques de non-monogamie consentie, l’étude s’intéresse également au rapport des Français à l’**infidélité**. Les résultats montrent qu’**près de trois Français sur quatre** estiment qu’il est possible de rester fidèle toute sa vie à une même personne. Cette conviction est particulièrement forte chez les jeunes et les habitants du nord-ouest de la France, tandis qu’elle est moins partagée par les seniors, les personnes bisexuelles et les habitants du sud du pays.

Dans les faits, l’enquête révèle toutefois qu’**environ un tiers des Français** reconnaît avoir déjà été infidèle au cours de sa vie. Parmi ces personnes, un tiers indique que cette infidélité s’est produite durant la période estivale. Les habitants du sud de la France et les personnes bisexuelles apparaissent comme les groupes les plus concernés, tandis que les Bretons et les habitants du nord du pays déclarent plus rarement avoir été infidèles.

À retenir

La monogamie reste le modèle largement dominant en France. Les relations ouvertes et les expériences sexuelles impliquant d’autres partenaires concernent toutefois une part non négligeable de la population, en particulier les 18-34 ans et les personnes LGBT+.

Parallèlement, si près de 3 Français sur 4 estiment qu’il est possible de rester fidèle toute une vie, environ un tiers reconnaît avoir déjà été infidèle. Les convictions en matière de fidélité sont ainsi étroitement liées aux comportements déclarés.


Croyance en une fidélité à vie

Près de trois Français sur quatre (73 %) estiment qu’il est possible de rester fidèle toute sa vie à une même personne. Cette conviction est particulièrement forte chez les habitants des Pays de la Loire (85 %) et les 18-34 ans (82 %). À l’inverse, les personnes bisexuelles (32 %), les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur (29 %) et de Nouvelle-Aquitaine (2tu 7 %), ainsi que les 65 ans et plus (24 %), sont plus nombreux à considérer qu’une fidélité à vie n’est pas envisageable.

Infidélités passées

Si la fidélité demeure une valeur largement partagée, les comportements déclarés révèlent une réalité plus nuancée. Près d’un tiers des Français (31 %) reconnaissent avoir déjà été infidèles au cours de leur vie. À l’inverse, 47 % affirment ne l’avoir jamais été et estiment que cela ne pourrait pas leur arriver, tandis que 17 % déclarent ne jamais avoir été infidèles mais reconnaissent que cette situation pourrait se produire. Enfin, 7 % indiquent n’avoir jamais eu de relation.

Parmi les personnes ayant déjà été infidèles, une sur dix indique que cette infidélité s’est produite durant la période estivale. Les personnes bisexuelles (54 %) et les habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (42 %) sont les plus nombreux à déclarer avoir déjà trompé leur partenaire. À l’inverse, les habitants de Bretagne (18 %), des Hauts-de-France (21 %) et les personnes convaincues qu’il est possible de rester fidèle toute une vie (21 %) déclarent moins fréquemment avoir été infidèles.

À retenir

Ces résultats mettent en évidence un décalage entre les convictions et les expériences personnelles. Si une large majorité des Français croit en la possibilité d’une fidélité à vie, près d’un tiers reconnaît avoir déjà été infidèle. L’étude souligne également que les représentations de la fidélité varient selon les profils et semblent étroitement liées aux comportements déclarés. Ainsi, croire en la fidélité à vie est associé à une probabilité plus faible de déclarer avoir déjà été infidèle.

Capacité à rester fidèle

Cette première partie de l’infographie s’intéresse à la réaction des Français face à une opportunité d’infidélité. Interrogés sur l’éventualité d’une relation discrète avec une personne plus attirante que leur partenaire actuel, 18 % déclarent qu’ils pourraient être infidèles, dont 6 % avec certitude et 12 % probablement. À l’inverse, près d’un Français sur deux (49 %) estime qu’il refuserait cette opportunité, tandis que 34 % des répondants indiquent ne pas avoir de partenaire régulier au moment de l’enquête.

Les personnes ayant déjà été infidèles (50 %), celles en couple depuis moins d’un an (45 %), les personnes homosexuelles (44 %) et bisexuelles (44 %), ainsi que les hommes (25 %), sont les plus nombreux à envisager une telle situation. À l’inverse, seules 11 % des femmes déclarent qu’elles pourraient probablement ou certainement être infidèles.

Attitude face à la tromperie

La seconde partie de l’infographie porte sur la manière dont les Français souhaiteraient réagir en cas d’infidélité de leur partenaire. Une majorité (64 %) préfère être informée d’une éventuelle tromperie, tandis qu’un quart des répondants (25 %) préférerait ne pas le savoir. Les 11 % restants ne se prononcent pas.

Le souhait d’ignorer une infidélité est plus fréquent chez les 18-34 ans (32 %), les 65 ans et plus (32 %), les personnes homosexuelles (45 %) ainsi que chez les personnes ayant déjà été infidèles (38 %).

À retenir

La fidélité demeure une valeur largement partagée : près d’un Français sur deux affirme qu’il résisterait à une opportunité d’infidélité et près des deux tiers souhaiteraient être informés en cas de tromperie.

Les personnes ayant déjà vécu une infidélité, les homosexuels, les bisexuels et celles engagées dans une relation récente se montrent toutefois plus enclins à envisager une relation extraconjugale.

Intentions relationnelles en été

Cette infographie s’intéresse aux intentions des Français en matière de relations amoureuses et sexuelles, en leur demandant ce qu’ils feraient s’ils étaient célibataires durant l’été. Les résultats montrent qu’une majorité privilégierait une période consacrée à elle-même, tandis que près d’une personne sur deux envisagerait de faire des rencontres.

Avoir un ou plusieurs partenaires

Près de la moitié des Français (48 %) déclarent qu’ils chercheraient à faire des rencontres s’ils étaient célibataires durant l’été. Parmi eux, 32 % privilégieraient la recherche d’un seul partenaire dans l’objectif de construire une relation stable, tandis que 17 % affirment qu’ils multiplieraient les partenaires sexuels afin de « rattraper le temps perdu ».

Cette dernière intention est particulièrement marquée chez les personnes bisexuelles (40 %) et homosexuelles (40 %), mais également chez les hommes (26 %) et les 18-34 ans (23 %). À l’inverse, seules 8 % des femmes déclarent qu’elles adopteraient ce comportement.

Prendre du temps pour soi

À l’inverse, 52 % des répondants indiquent qu’ils ne chercheraient pas de partenaire et préféreraient profiter de cette période pour prendre du temps pour eux. Cette réponse constitue le choix majoritaire et traduit une volonté de privilégier le bien-être personnel plutôt que la recherche d’une relation ou d’une aventure estivale.

À retenir

En cas de célibat, une majorité de Français choisirait avant tout de prendre du temps pour elle, tandis que près d’une personne sur deux chercherait à faire des rencontres, le plus souvent dans la perspective d’une relation stable.

La recherche de partenaires multiples reste minoritaire, mais elle est plus souvent envisagée par les bisexuels, les homosexuels, les hommes et les 18-34 ans.

Croyance en une fidélité à vie

Les Français restent majoritairement convaincus qu’il est possible de rester fidèle toute sa vie à une même personne. Toutefois, cette conviction s’est légèrement érodée au fil des décennies. En 2026, 73 % des répondants partagent cette opinion, contre 80 % en 1983, soit un recul de sept points. Dans le même temps, la part de ceux qui jugent cette fidélité impossible progresse de 15 % à 19 %, tandis que 8 % des personnes interrogées ne se prononcent pas.

Attitude face à l’infidélité

Le regard porté sur l’infidélité du partenaire a, lui aussi, évolué. Aujourd’hui, 64 % des Français préfèreraient être informés si leur conjoint les trompait, contre 46 % en 1983, soit une progression de 18 points. À l’inverse, la proportion de ceux qui préféreraient ne pas le savoir recule fortement, passant de 41 % à 25 %. Les indécis représentent désormais 11 % des répondants.

Infidélités passées

Les comportements déclarés connaissent également une évolution marquée. En 2026, 31 % des Français reconnaissent avoir déjà été infidèles, contre 9 % en 1983 et 12 % en 1999. À l’inverse, la part des personnes affirmant n’avoir jamais été infidèles et estimant que cela ne pourrait jamais leur arriver diminue nettement, passant de 68 % à 50 %. Par ailleurs, 19 % déclarent ne jamais avoir été infidèles mais considèrent que cette situation pourrait se produire, contre 24 % en 1983.

À retenir

En un peu plus de quarante ans, le rapport des Français à la fidélité a évolué. Si la fidélité à vie demeure un idéal largement partagé, cette conviction s’est légèrement affaiblie.

Les Français sont aujourd’hui plus nombreux à souhaiter être informés d’une éventuelle infidélité de leur partenaire et à reconnaître avoir déjà été infidèles, traduisant une évolution des perceptions et des comportements.


Synthèse

Le couple en France : un équilibre fragile entre attachement affectif, désir et liberté.

Le couple français repose aujourd’hui sur un paradoxe : un attachement affectif solide coexiste avec un désir plus fragile et inégalement réparti selon les profils. Si 73 % des Français en couple déclarent ressentir de l’affection pour leur partenaire, 55 % évoquent encore du désir et 51 % affirment ressentir davantage d’affection que de désir. Ce déséquilibre est particulièrement marqué chez les seniors et dans les couples les plus anciens, où le désir s’érode avec le temps (50 % dans les couples de plus de 10 ans et 45 % chez les 65 ans et plus), tandis qu’il reste plus élevé chez les moins de 50 ans, dans les couples récents et dans certaines régions comme le Sud-Ouest. Les hommes apparaissent également plus enclins à déclarer ressentir davantage de désir que leur partenaire.

Pour autant, cette évolution du désir ne remet pas en cause la perception très positive du partenaire actuel. Plus de 7 Français sur 10 le considèrent comme la personne la plus belle qu’ils aient connue, leur meilleur partenaire sexuel ou celle avec qui ils ont vécu leurs expériences sexuelles les plus marquantes. Cette perception est encore plus forte chez les 18-34 ans, qui portent un regard particulièrement positif sur leur relation actuelle.

Dans ce contexte, les comportements à la frontière de l’infidélité apparaissent relativement répandus. 55 % des Français déclarent avoir déjà fantasmé sur une personne plus attirante que leur partenaire et 49 % estiment que celui-ci n’est pas forcément la personne avec laquelle ils pourraient réaliser leurs fantasmes les plus secrets. Ces comportements sont plus fréquents chez les hommes, mais surtout chez les jeunes adultes et les couples récents. Dans les couples de moins d’un an, 73 % déclarent avoir déjà pensé à une autre personne pendant un rapport sexuel. À l’inverse, les couples installés apparaissent moins exposés, notamment concernant les pratiques numériques comme le sexting ou les échanges avec une intelligence artificielle.

Vers une démocratisation de l’infidélité

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large des modèles relationnels, avec une ouverture accrue à des formes de relations non exclusives. 24 % des Français déclarent avoir déjà expérimenté une relation libre, une pratique particulièrement répandue chez les jeunes et les personnes bisexuelles ou homosexuelles. Les expériences sexuelles impliquant d’autres partenaires concernent également 19 % des répondants. Ces résultats mettent en évidence des comportements plus fréquents chez les jeunes générations et les minorités sexuelles, tandis que les profils plus âgés ou hétérosexuels restent davantage attachés au modèle traditionnel du couple.

L’infidélité s’inscrit pleinement dans ce paysage. Si 73 % des Français continuent de croire qu’il est possible de rester fidèle toute une vie, 31 % reconnaissent avoir déjà été infidèles. Cette proportion est nettement plus élevée qu’à la fin des années 1990 et varie fortement selon les profils : elle est plus importante chez les personnes bisexuelles et dans le Sud de la France, tandis qu’elle reste plus faible en Bretagne ou dans les Hauts-de-France. Les personnes convaincues qu’il est possible de rester fidèle toute une vie déclarent également moins souvent avoir été infidèles.

Face à une opportunité d’infidélité discrète, 18 % des Français reconnaissent qu’ils pourraient céder à la tentation. Cette proportion augmente chez les hommes, les jeunes adultes, les personnes ayant déjà été infidèles ainsi que chez les personnes bisexuelles ou homosexuelles, où elle atteint environ 44 %. Les couples de moins d’un an apparaissent également plus vulnérables (45 %). Parallèlement, les attentes évoluent vers davantage de transparence : 64 % des Français préféreraient être informés en cas d’infidélité de leur partenaire.

Enfin, la période estivale semble favoriser une plus grande ouverture relationnelle. Si 52 % des Français profiteraient d’une période de célibat pour prendre du temps pour eux, 48 % chercheraient à faire des rencontres. Parmi eux, 17 % déclarent qu’ils multiplieraient les partenaires sexuels, une intention plus fréquente chez les hommes, les jeunes adultes ainsi que les personnes bisexuelles et homosexuelles.

Au final, les résultats dessinent le portrait d’un couple français en pleine évolution. L’attachement affectif demeure solide, mais cohabite avec une plus grande diversité des comportements et des représentations autour du désir, de la fidélité et de la sexualité. Derrière une norme de fidélité encore largement valorisée, les pratiques diffèrent fortement selon l’âge, le genre, l’orientation sexuelle et l’ancienneté de la relation, témoignant d’un paysage relationnel plus pluriel que par le passé.


Étude réalisée par :
Manon Sendrier, Insight Executive
Pauline Poché, Insight Director

« Étude Discurv pour XloveCam réalisée en mai 2026 au moyen d’un questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 résidents en France âgés de 18 ans et plus. »
Source : https://www.xlovecam.com/fr/insight/press/survey/study-discurv-french-infidelity-2026