Interdiction des chaudières au fioul, une France fracturée

« Historiquement, les métropoles françaises se sont chauffées au gaz de ville puis, parallèlement, à partir des Trente Glorieuses, à l’électricité », rappelle le politologue, géographe de formation.
Des solutions alternatives se sont présentées tout au long du XXe siècle : « Le charbon, qui alimente encore beaucoup l’ancien bassin minier du Nord, le bois dans les Landes, l’électricité tout au long de l’arc méditerranéen », énumère Jérôme Fourquet.
« La proximité de centrale nucl”aire apporte souvent des facilités financières aux riverains », logiquement convertis au chauffage électrique. A Gravelines, dans le Nord, seuls 2 % des foyers sont chauffés au fioul…
L’histoire récente a montré qu’une partie de cette France du fioul est coutumière des mouvements contestataires. Côté chauffage au fioul, l’INSEE recensait 3,2 millions résidences principales concernées en 2015, soit 11,5 % des foyers français. »
« Les mesures d’accompagnement avancées, bien qu’à préciser, s’annoncent proportionnellement plus généreuses que les primes à la conversion automobile », tempère le spécialiste.
