L’Assemblée nationale dit «oui» à la PMA pour toutes en seconde lecture

PMA-GPAC’est « une réforme très attendue par nos concitoyens », un « texte équilibré » avec « des avancées majeures », a estimé le secrétaire d’État, Adrien Taquet, à 3h40 du matin.

Comme en première lecture, le texte a hérissé une très large partie de la droite Les Républicains (LR), vent debout contre la création « d’enfants sans pères », y voyant « une étape de plus vers la GPA », la gestation pour autrui.

En guise d’ultime coup de pression, le collectif la Manif pour tous a dans la nuit fustigé le vote « en catimini » de ce texte et a assuré que sa « détermination » restait « intacte » pour le contester.

À l’inverse, pour la présidente de l’association LGBT GayLib, la loi n’est « pas achevée », à ses yeux : « On peut regretter que les personnes trans’ aient été écartées » de la PMA ou l’existence d’un « mode de filiation spécifique » pour les couples de femmes.

Cheffe de file du groupe majoritaire sur ce texte, Aurore Bergé a estimé, auprès de l’Agence France-Presse, que « les débats ont réussi à garder la hauteur de vue » initiale et que « nous avons trouvé et maintenu un équilibre éthique, que ce soit sur la reconnaissance des enfants nés à l’étranger de GPA, ou l’ouverture de la PMA pour toutes mais pas post-mortem », a-t-elle souligné.

Avec sa mesure phare de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, la réforme doit encore repasser devant le Sénat, dominé par la droite.




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