L’activité en France redémarre très légèrement

Dans le détail, la reprise se voit dans plusieurs secteurs : c’est notamment le cas dans l’industrie, où la perte d’activité s’élève désormais à –38 % contre –43 % il y a un mois, et dans la construction (-75% contre –88 % au 9 avril).
Dans sa première estimation datée du 26 mars, l’organisation chiffrait la perte d’activité économique à environ 35 % par rapport à une situation «normale». Là encore, elle faisait état de contrastes.
«certains services sont quasiment à l’arrêt (hébergement et restauration) tout comme certaines branches industrielles ; Plus précisément, les disparités se ressentiront aussi à l’échelle des départements, selon leurs spécialisations : par exemple, «l’économie de la Haute-Garonne subirait de plein fouet le fort recul des industries des matériels de transport, dont l’aéronautique, et celui des services marchands, alors que les autres départements d’Occitanie sont plus épargnés», relève l’Insee.
Fait notable : «si les dépenses de carburants ou d’hôtellerie-restauration n’évoluent pas, en revanche certaines dépenses de biens manufacturés (équipement du foyer, habillement-chaussure) se redressent très progressivement», souligne le document.
Certaines «différences locales» subsistent toutefois : Paris a par exemple enregistré une baisse particulièrement sensible du «montant global des transactions» effectuées la semaine du 23 mars, de l’ordre de 78 % par rapport à la même semaine un an plus tôt, alors que cette baisse n’était «que» de «40% à 43%» pour les départements de l’Ariège, de Lozère et du Gers.
Néanmoins, selon l’Insee la France n’est pas le seul pays à se relever peu à peu de cette période : «une légère reprise de l’activité s’est amorcée dès la fin avril dans certains pays européens».
