“Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron va nous coûter très cher !”

“Le “quoi qu’il en coûte” d’Emmanuel Macron va nous coûter très cher !”Lourd déficit public, bond de la dette… Les finances de la France sont très dégradées… et l’Hexagone, qui ne brille pas par ses performances économiques, est “au bord du gouffre”, alerte notre chroniqueur Marc Touati, président du cabinet ACDEFI ! Dans le même temps, la dette publique française a explosé de 350 milliards d’euros.

C’est effectivement bien là que le bât blesse : en dépit d’une dépense publique de 60 % du PIB en 2020 (le niveau le plus élevé du monde) et d’une dette publique de 125 % du PIB fin 2020 (le quatrième niveau le plus élevé de la zone euro), la France a connu une récession dramatique.

En France 1 154 morts du Covid-19 pour un million d’habitants (au 2 février 2021). Il y a certes pire, mais il y a aussi bien mieux. En Allemagne avec 738 morts pour un million d’habitants et avec un poids des dépenses publiques de 47 % du PIB et une dette de 75 % du PIB.

Autrement dit, alors que l’énormité des dépenses de la dette publique de la France aurait dû lui permettre de figurer parmi les pays les plus performants en matières économiques et sanitaires c’est exactement le contraire qui s’est produit. L’argument est presque toujours le même : la dette ne coûtant soi-disant rien, il n’y a pas de raison de ne pas l’augmenter davantage.

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Pour le comprendre, il suffit de se poser une question essentielle : qui va payer la flambée de la dette publique ?

En effet, n’oublions pas qu’une dette publique élevée n’est pas forcément catastrophique, si et seulement si elle est soutenable, c’est-à-dire qu’elle génère une croissance suffisamment forte pour payer au moins les échéances annuelles de la dette.

L’Histoire a effectivement montré que, très souvent, une forte inflation permettait de payer la dette de façon quasiment indolore. D’autre part, si l’inflation augmente trop fortement alors que la récession et le chômage élevé persistent, les revenus ne pourront suivre, ce qui détériorera davantage le pouvoir d’achat des ménages et aggravera mécaniquement la récession, donc le chômage, les déficits et la dette…

C’est alors qu’une autre solution semble faire de plus en plus l’unanimité : l’annulation de la dette. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait tous les pays surendettés et/ou en défaut de paiement à travers l’Histoire. Ce qu’on oublie souvent de rappeler c’est qu’après l’avoir fait, ces pays ont été relégués au ban des Nations pour longtemps.

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Dans ce cadre, une ultime solution est en train de s’imposer subrepticement, d’autant qu’elle a quasiment toujours été utilisée, en particulier en France. Il s’agit de l’augmentation des impôts. Les dirigeants français ont beau claironner qu’il n’en sera rien, peut-on raisonnablement les croire ? D’ailleurs, il y a une dizaine de jours, le FMI n’a pas hésité à annoncer la couleur. Dans son « Moniteur des finances publiques » de janvier 2021, le très écouté FMI recommande ainsi aux États surendettés d’augmenter la pression fiscale, notamment sur le patrimoine et l’épargne. En d’autres termes, chers épargnants français et du monde entier, préparez-vous à payer les erreurs de vos chers États !

Il est donc urgent d’arrêter de laisser croire que la flambée de la dette publique française sera indolore. Il n’est plus acceptable que notre pays soit la première puissance de la planète en matière de dépenses publiques et l’une des premières sur le front de la dette publique, tout en affichant de si mauvais résultats économiques et sanitaires.



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