Des problemes d’approvisionnement électrique sont possible en 2022-2023

Transport d'energieLa sécurité d’approvisionnement électrique de la France doit faire l’objet d’une “vigilance” en 2022-2023, en raison notamment de l’arrêt programmé des centrales à charbon, a prévenu mercredi le gestionnaire du réseau à haute tension, préconisant un sursis pour celle de Cordemais (Loire-Atlantique).

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) doit fermer en 2020 tandis que le gouvernement a annoncé l’arrêt d’ici à 2022 des quatre dernières centrales à charbon pour des raisons environnementales.

“Si le développement des énergies renouvelables se poursuit durant cette période, en l’absence de mise en service de l’EPR de Flamanville, il ne suffit pas à compenser les fermetures réalisées”, met en garde RTE.

RTE demande également “le maintien en disponibilité ou la conversion à la biomasse” d’une ou deux tranches de la centrale à charbon EDF de Cordemais (Loire-Atlantique) tant que l’EPR n’est pas mis en service.

L’ouest de la France – plus spécifiquement la Bretagne – est en effet une région particulièrement fragile car elle représente géographiquement un “cul-de-sac” électrique et ne dispose d’aucune centrale nucléaire. Les Bretons n’ont jamais voulu de centrale nucléaire.

“Le gouvernement souhaite que RTE engage des études additionnelles pour identifier des nouvelles mesures permettant de sécuriser l’alimentation de l’Ouest de la France en l’absence de production d’électricité à Cordemais après 2022”, a-t-il ajouté.

A l’horizon 2023-2025, la sécurité d’approvisionnement devrait ensuite “s’améliorer” avec la montée en puissance des renouvelables – notamment les parcs éoliens en mer – et la mise en service attendue de Flamanville, selon RTE.

Lire aussi : En catimini les députés font marche arrière et excluent l’huile depalme




N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *