L’Espagne veut que l’Union européenne rompe son accord d’association avec Israël

La proposition officielle déposée par l’Espagne ce dimanche 19 avril pourrait conduire à la rupture de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Madrid a signalé des infractions au droit international à Gaza, compromettant ainsi cet accord commercial crucial qui est soumis au respect des droits de l’homme.
Applaudi par des chants hostiles à la guerre, une récente attaque contre l’État d’Israël a été lancée.Le gouvernement espagnol présentera mardi une proposition à l’Union européenne demandant la rupture de l’accord d’association entre l’UE et Israël. Le Premier ministre espagnol a affirmé qu’un gouvernement enfreignant le droit international transgresse également les principes et les valeurs de l’Union européenne, et par conséquent, ne peut être considéré comme un partenaire.
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Cet accord d’association constitue le fondement des relations entre Israël et l’Union européenne. Il supervise principalement le secteur commercial, y compris les politiques de libre-échange. Un élément essentiel pour l’économie israélienne réside dans le fait que l’Union européenne constitue son principal partenaire commercial. Cependant, la conclusion de l’accord est conditionnée par le respect des droits de l’homme. C’est sur cette base que sa légitimité est actuellement remise en question.
Israël reproche à l’Espagne de faire preuve d'”hypocrisie” et d'”hostilité”.
En réaction, Israël réplique à l’accusation en déclarant : “Nous refusons de tolérer une interprétation hypocrite de la part de quelqu’un qui entretient des relations avec des régimes totalitaires violant les droits de l’homme, tels que la Turquie d’Erdogan ou le Venezuela de Maduro”, a affirmé le ministre israélien des Affaires étrangères.
L’Espagne est en première ligne parmi les critiques européennes de la politique de Benjamin Netanyahou, en évoquant spécifiquement un génocide à Gaza, ce qui place cet accord au centre des discussions. La semaine précédente, une pétition réclamant sa suspension a été signée par plus d’un million de citoyens européens, tandis qu’à l’été précédent, 17 États membres, y compris la France, ont demandé son réexamen, qui n’a pas encore été réalisé.
