Les stations d’épuration vont être obligées de mesurer les teneurs en PFAS

Les stations d'épuration vont être obligées de mesurer les teneurs en PFAS
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D’ici l’été prochain, les principales installations de traitement des eaux usées en France seront tenues de quantifier la concentration en PFAS (polluants éternels), ces polluants persistants, présents dans les boues destinées à l’épandage agricole, selon les informations obtenues par franceinfo le jeudi 9 avril auprès du bureau du ministre délégué en charge de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

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L’épandage des boues d’épuration sur les terres agricoles constitue une pratique bénéfique pour améliorer la fertilité des sols, cependant, il convient de noter que ces résidus peuvent parfois être affectés par la présence de polluants persistants. Dans un document circulaire qui n’a pas encore été finalisé, mais dont les principaux éléments ont été exposés ce jeudi par le ministre délégué Mathieu Lefèvre, le gouvernement prévoit de rendre obligatoire d’ici cet été la mesure de la concentration en polluants persistants dans les boues de 1 100 stations d’épuration, y compris celles provenant de sites industriels tels que les papeteries ou l’industrie agroalimentaire. L’épandage de ces boues sera interdit si la concentration de PFAS dépasse de manière persistante un seuil spécifique.

Les 1 100 stations sélectionnées pour effectuer ces tests correspondent à 6 % du total des stations d’épuration du pays, cependant elles génèrent 85 % des boues épandues en France. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), organisme consultatif du ministère de la Santé, s’attelle à l’élaboration des normes régissant les concentrations de PFAS dans les boues d’épuration, en l’absence de telles normes à ce jour.

Depuis janvier 2026, la France est tenue de procéder à l’analyse de 20 PFAS présents dans l’eau potable, conformément à une directive européenne en vigueur. La directive stipule une limite maximale de 100 nanogrammes par litre d’eau du robinet pour la concentration totale de 20 polluants persistants. En 2024, le Haut Conseil de la santé publique a émis la recommandation de fixer un seuil de 20 ng/L pour la somme des concentrations de quatre PFAS (PFOA, PFOS, PFNA et PFHxS), dont la surveillance est jugée prioritaire.

Une étude, diffusée en février par France 3 et Disclose, a mis en lumière des concentrations exceptionnellement élevées de PFAS dans les sols agricoles de la Meuse et des Ardennes, suite à l’épandage de boues industrielles sur ces territoires pendant de nombreuses années. Le mardi précédent, un certain nombre de municipalités des Ardennes ont porté plainte contre X pour avoir exposé autrui à un risque en raison d’une contamination aux PFAS de l’eau et des sols.

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