Le Danemark passe à la retraite à 70 ans

Le système de retraite danois se distingue du modèle français par sa nature mixte, combinant une retraite publique universelle et un fonds de pension obligatoire par capitalisation. En effet, chaque citoyen est tenu d’adhérer à ce système, et tant les salariés que les travailleurs indépendants contribuent par le biais d’un impôt basé sur leurs revenus, alimentant ainsi un socle commun.
En parallèle, le régime danois inclut un système de capitalisation contributif. Les travailleurs voient une partie de leur salaire prélevée pour leur propre retraite, contrairement au modèle français où les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Cette distinction souligne une différence philosophique fondamentale entre les deux systèmes.
En France, un départ à 70 ans semble peu envisageable, actuellement. La réforme de 2023 d’Emmanuel Macron prévoit un départ progressif à 64 ans, tandis que les syndicats plaident pour un retour à 62 ans. Cependant, lors des discussions actuelles sur la réforme des retraites, Amir Reza Tofighi, le nouveau président de la CPME, propose d’indexer l’âge de départ sur l’espérance de vie. Cette idée a rapidement été rejetée par les syndicats, qui soulignent la complexité de cette approche.
Faut-il se fonder sur l’espérance de vie globale ou sur celle en bonne santé ? De plus, des disparités existent entre les sexes et les professions. Selon l’Insee, un ouvrier décède en moyenne plus de cinq ans avant un cadre. L’exemple danois est donc susceptible de raviver les débats en France.
