La France prend contact avec le nouveau pouvoir en Syrie

À LIRE >> Hors-piste : “On assiste à une banalisation du risque au travers des réseaux sociaux”
Pour la première fois depuis la chute de Bachar al-Assad, deux puissances occidentales se déplacent pour parler avec Ahmad al-Chareh, le nouvel homme fort de la Syrie, chef du groupe islamiste radical HTS.
La France est donc de retour à Damas, après treize ans d’absence. Le ministre visite l’ambassade abandonnée. Mais, sa réouverture, comme le rétablissement de relations diplomatiques, ne se feront qu’à certaines conditions. Le but de ce déplacement est d’essayer d’évaluer ce que les nouveaux dirigeants islamistes feront de la Syrie.
Il y a l’espoir, par exemple, de ne jamais revoir dans ce pays des prisons comme celle de Saidnaya, le symbole de la terreur répressive du régime de Bachar al-Assad. Les Occidentaux vont juger les nouveaux hommes forts de Damas sur leurs actes, également sur leurs intentions. « Si vous respectez la liberté, il faut être réellement inclusif, intégrer tous les partis et toutes les confessions religieuses», souligne Michel Fayad, géopolitologue à l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles.
