Des peines durcies contre les agresseurs de policiers ou gendarmes

En plus de cela, Matignon a indiqué que les possibilités de réduction des peines seraient strictement limitées pour les agresseurs de membres des forces de l’ordre.
Les violences contre les forces de l’ordre seront “désormais des délits spécifiques plus durement réprimés” et les refus d’obtempérer “punis plus fortement”, a-t-il ajouté sans autre détail.
Le garde des Sceaux prendra une circulaire demandant “aux parquets une fermeté stricte lorsque les forces de l’ordre sont prises à partie, en demandant notamment le déferrement systématique et un jugement rapide des auteurs”, a également fait savoir le chef du gouvernement.
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Par ailleurs, le Premier ministre a confirmé la mise en place, “dès le 1ᵉʳ juillet 2021”, de l’observatoire de la réponse pénale, qui “portera principalement sur les infractions commises contre les forces de sécurité intérieures”.
Grégory Joron (Unité SGP police) a pris acte positivement de la volonté du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti de publier une circulaire aux parquets sur les guets-apens, dont les policiers se plaignent d’être victimes au quotidien.”
Tous ont salué l’abrogation du rappel à la loi, mais se sont montrés dubitatifs sur les alternatives qui leur ont été présentées. Le durcissement de ton du Premier ministre n’apaise donc pas les syndicats qui ont décidé de maintenir leur action du 19 mai, mais sous la forme d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale et non plus d’une marche dans Paris.
“C’est de la poudre aux yeux, la plupart des mesures annoncées existent déjà”, a réagi Katia Dubreuil, présidente du syndicat de la magistrature, mardi 11 mai sur franceinfo, après l’annonce par Jean Castex d’un durcissement des peines pour les agresseurs de policiers et de gendarmes. L’annonce fait suite au meurtre du policier Éric Masson à Avignon.
