Les habitants de Gaza confrontés à l’offensive terrestre israélienne

L’armée israélienne a attaqué la ville de Gaza. Au lever du jour, le mardi 16 septembre, l’offensive terrestre a commencé avec des colonnes de véhicules blindés, des troupes au sol, deux divisions, soit des milliers de soldats, soutenues par des hélicoptères et des bombardements de l’aviation qui continuent. Un grand nombre d’immeubles et de quartiers ont été détruits. Pour Israël, ils étaient utilisés comme une base arrière pour les hommes du Hamas.
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La journée a été consacrée à la recherche de victimes dans les débris : « Une dizaine de corps ont été retrouvés, d’autres sont toujours sous les décombres», relate Mohammed Al Bardawi, un résident. L’hôpital Al-Shifa, l’un des derniers centres médicaux encore en activité dans Gaza, a accueilli les blessés. Au moins 90 personnes ont été tuées depuis la nuit dernière, selon la défense civile du Hamas.
Sur les lieux, les yeux perdus d’une mère et d’une grand-mère de victime : « Une famille entière a perdu la vie, 40 personnes. » Selon Soad Sakani, une habitante de Gaza, il y avait les enfants de sa fille, ainsi que son mari.
Dans les rues du centre de la ville, aujourd’hui, tous craignent l’arrivée des soldats israéliens et se demandent s’il faut partir ou rester. « Je crains pour mes enfants, mais pas pour moi. » « La mort semble plus aisée que de persévérer dans ces conditions », partage une femme.
Lors de l’entretien, un bombardement suscite une nouvelle panique. Un reporter, comme tous les habitants de Gaza, ont été déplacés à plusieurs reprises. « Nous avons ressenti l’amertume du déplacement, de vivre sous des tentes, presque dans la rue. » Et c’est pourquoi nous avons opté pour le maintien. « Cette fois-ci, nous souhaitons rester», partage Rami Abou Jamous, un journaliste francophone indépendant et auteur de Gaza vie.
De nombreux résidents sans domicile fixe se sont réfugiés dans le sud de la ville, au pied d’un hôpital. Ce soir, ils passeront la nuit à la rue. Une campagne de trois mois est annoncée par l’armée israélienne pour prendre possession de toute la ville de Gaza, quartier par quartier. Devant elle, se trouvent de 2 000 à 3 000 combattants du Hamas qui sont toujours en possession de 48 otages, dont 22 seraient encore en vie.
