Les États-Unis ne sont pas à la hauteur face à la crise sanitaire de l’hantavirus

Selon Anne Sénéquier, médecin et co-directrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), les États-Unis ne répondent pas de manière adéquate à la crise sanitaire causée par l’hantavirus.
Suite à leur rapatriement des Canaries, où le navire a fait escale, les passagers américains doivent être acheminés vers un établissement spécialisé localisé à Omaha, dans le Nebraska rural, au cœur du territoire national. Selon l’agence principale de santé du pays, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les passagers asymptomatiques ne seront pas automatiquement soumis à une quarantaine. Anne Sénéquier est d’avis que cette situation soulève des interrogations.
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Parmi les cinq ressortissants français rapatriés et mis en quarantaine à Paris, l’état de santé d’une femme s’est malheureusement détérioré durant la nuit, et les résultats des tests se sont révélés positifs, selon les déclarations de la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist. De plus, elle a mentionné la détection de 22 cas contacts en France. Ils ont été mis en quarantaine. Cependant, tous les pays n’adoptent pas les mêmes mesures sanitaires que la France.
Les États-Unis effectuent une évaluation individuelle après leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé. Selon Anne Sénéquier, ils se montrent légèrement moins rigoureux que l’ensemble des pays européens. Néanmoins, ils ont maintenu un dialogue avec l’OMS durant cette crise liée à l’hantavirus. Elle souligne que les relations et la coordination n’ont pas été entièrement rompues. Cependant, elle constate un démarrage un peu lent et reconnaît que le niveau de performance n’est pas optimal, contrairement à leur habitude d’être très rigoureux. Selon elle, on pourrait considérer cela comme une forme de négligence. Elle affirme que la situation relève clairement d’un problème de laxisme, car les personnes asymptomatiques ne sont pas soumises à des tests et aucune quarantaine n’est imposée.
Par ailleurs, il convient également de relativiser la situation. De plus, elle conclut en soulignant que les crises passées ont démontré l’existence d’une vérité à un moment donné, et que tout changement dans la situation peut entraîner une modification des protocoles. D’après les informations du département de la Santé des États-Unis, un individu évacué vers les États-Unis depuis le MV Hondius a été confirmé positif au virus de l’hantavirus, tandis qu’un autre montre des symptômes légers.
