L’année 2027 deviendrait “la plus chaude jamais enregistrée”

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Des températures élevées sont prévues. Selon Samantha Burgess, climatologue de l’observatoire européen Copernicus, le phénomène climatique naturel El Niño, susceptible de se développer prochainement, pourrait entraîner une augmentation des températures mondiales à des niveaux sans précédent l’année prochaine. Elle a averti que 2027 pourrait dépasser 2024 en tant qu’année la plus chaude jamais enregistrée, en sa qualité de responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, organisme supervisant Copernicus.

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De plus, Copernicus a averti que les océans du monde entier se dirigent vers un record de températures en mai. En avril, les températures moyennes à la surface des mers, à l’exception des régions polaires, ont presque atteint le record absolu de 2024. Selon Samantha Burgess, il est probable que des températures record à la surface des mers soient atteintes dans les prochains jours, pour un mois de mai. Le mois de mars est habituellement caractérisé par les températures les plus élevées en moyenne au niveau mondial dans les océans.

Des épisodes de températures élevées enregistrées dans les eaux marines se propagent sur une étendue géographique considérable allant du centre du Pacifique équatorial jusqu’à la côte ouest des États-Unis et du Mexique. Le phénomène El Niño est une composante d’un cycle naturel dans l’océan Pacifique, généralement initié au printemps, et qui influence progressivement, au cours des mois suivants, les températures, les vents et le climat à l’échelle mondiale. Dans certaines régions, cette situation se manifeste sous forme de périodes de sécheresse, telles qu’en Indonésie. D’autres pays, tels que le Pérou, doivent se préparer à des précipitations torrentielles. L’épisode le plus récent remonte à l’année 2023-2024.

L’Organisation météorologique mondiale a averti que le retour d’El Niño devenait de plus en plus probable entre les mois de mai et juillet, malgré des incertitudes persistantes, tandis que l’effet contraire de La Niña s’atténue. Ces prévisions reposent sur les températures enregistrées dans une région spécifique de l’océan Pacifique.

Dans le contexte contemporain, un enjeu majeur réside dans le fait qu’El Niño, phénomène naturel et cyclique, se superpose désormais à l’impact du réchauffement climatique d’origine anthropique, induit par les émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion des énergies fossiles telles que le pétrole, le charbon et le gaz, renforçant ainsi l’effet de serre.


Du sud au nord de l’Europe, le réchauffement climatique perturbe la région, comme le révèle le rapport de l’Institut Copernicus sur le climat en 2025, publié le 29 avril. Ce rapport annuel regroupe les travaux de nombreux chercheurs, soulignant l’impact du changement climatique sur toute l’Europe, selon la climatologue Françoise Vimeux.

En 2025, les effets du réchauffement climatique ont encore empiré en Europe. Le tableau de Copernic pour 2025 est alarmant avec des phénomènes extrêmes. Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique, alerte : “L’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, avec au moins 95% du continent au-dessus des normales de température.” Le nord et l’est de l’Europe ont connu leur année la plus chaude, y compris le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande. La France a eu sa quatrième année la plus chaude.

En 2025, vague de chaleur exceptionnelle en Fennoscandie, sous le cercle arctique. En juillet, les températures en Norvège ont presque atteint 35°C. Le réchauffement entraîne moins de neige et des chiffres alarmants. “En 2025, la couverture neigeuse est la troisième plus basse jamais enregistrée”, ajoute Samantha Burgess. Moins de 1,3 million de km² que la moyenne. Ce manque de neige équivaut à la superficie de cinq pays européens combinés ! Concernant la calotte glaciaire du Groenland, elle a perdu 139 milliards de tonnes.

Les incendies record en 2025, attisés par les sécheresses et les températures caniculaires, marquent également. Plus d’un million d’hectares brûlés, dépassant la taille de Chypre, un record. En France, l’incendie historique de l’Aude a touché l’Espagne et le pourtour méditerranéen. Copernicus observe une activité record au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne.

L’institut alerte sur les débits des rivières en berne et les températures record des mers en Europe, avec un risque d’incendie accru en région parisienne à la fin du siècle, selon Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement.

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