L’écriture inclusive : Une « aberration » selon les académiciens

L’écriture inclusive : Une « aberration » selon les académiciensDans une « solennelle mise en garde » rendue publique jeudi 26 octobre, les académiciens évoquent « le péril mortel » que fait courir à la langue française ce mode d’écriture inclusive visant à combattre la prééminence du masculin.

La vénérable institution fondée par Richelieu évoque sans ciller le « péril mortel » que fait peser sur notre langue cet outil destiné à combattre les stéréotypes liés aux sexes et à promouvoir ainsi l’égalité hommes-femmes.

Ils – et elles, ajoutera-t-on pour suivre une autre de leurs préconisations – suggèrent d’écrire « les candidat·e·s à la présidence de la République », plutôt que simplement « les candidats », règle qui, soutiennent-ils (et elles) rend les femmes invisibles.

Dans sa « solennelle mise en garde », adoptée à l’unanimité de ses membres, l’Académie française parle de l’écriture inclusive comme d’une « aberration ». Ses « promesses » se verront « anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète ».

Ils invoquent aussi les risques encourus par la francophonie (275 millions de locuteurs dans le monde aujourd’hui et possiblement près de 700 millions à l’horizon 2050).

« La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques [que l’écriture inclusive] induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité.

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