15 juillet 2024

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Énergie nucléaire : la moitié des pays de l’UE se réunit à Paris

Énergie nucléaire : la moitié des pays de l’UE se réunit à ParisL’idée est d’envoyer un « message fort sur l’importance du nucléaire pour accélérer la décarbonation » et de « travailler sur la bonne intégration du nucléaire dans les politiques publiques européennes », précise un communiqué envoyé la veille par le ministère de la Transition énergétique, alors que la Commission européenne s’est longtemps montré frileuse à l’égard de cette source d’énergie, notamment depuis l’accident de Fukushima en 2011. D’où la présence de Kadri Simson à la réunion, précise-t-on dans l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher. Avec, comme objectif, de « préparer la relance de l’industrie nucléaire en Europe », promet-on au sein du gouvernement français.

Le lobbying a d’ailleurs déjà délivré ses premiers fruits à Bruxelles, à travers la prise en compte de l’hydrogène « durable » issu du nucléaire dans la directive sur les énergies renouvelables RED 3, ou encore via les incitations à produire de l’énergie atomique (sous condition) dans le projet de règlement sur l’industrie « Net Zéro » (NZIA) de la Commission, visant à accroître la fabrication de technologies propres sur le Vieux continent.

Malgré ces dissensions, les pays qui se réuniront à Paris* devront aussi « dresser un état des lieux » des réacteurs envisagés d’ici à 2050, et « leurs retombées pour l’économie européenne », peut-on lire dans le communiqué envoyé hier. A cet égard, le Royaume-Uni contribuera aux discussions « sur les aspects plus industriels et matériels », grâce à son retour d’expérience sur les deux chantiers à Hinkley Point, où EDF construit deux réacteurs EPR, précise-t-on au ministère de la Transition énergétique. Mais compte tenu des contraintes industrielles, « ce n’est pas quelque chose qui peut se faire du jour au lendemain », reconnaît-on au ministère. Interrogé sur ces dissensions, le cabinet d’Agnès Pannier Runacher souligne que « le choix de sortir du nucléaire » est « souverain », au même titre que la décision de le relancer.

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*Passés de 11 à 13, ces États seront désormais 16 à participer à la rencontre, dont 14 ayant formellement intégré le groupe : la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la France, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Suède, la Belgique, l’Italie (en observateur), et le Royaume-Uni en tant qu’ « invité spécial », informe LaTribune.

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