Emmanuel Macron détaille son programme pour la présidentielle

Retraites, assurance-chômage, réforme du marché du travail, dialogue social, coup de pouce pour le pouvoir d’achat…Le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, précise un peu plus son programme présidentiel dans un entretien ce jeudi 2 mars au Parisien-Aujourd’hui en France.
Emmanuel Macron veut créer «un vrai système universel de retraite» et mettre fin dans ce domaine aux inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé. S’il est élu en mai, Emmanuel Macron souhaite «engager dès le début, avec les partenaires sociaux, les négociations» sur ce sujet.
Le candidat veut «réformer en profondeur le marché du travail et la formation professionnelle». Il propose «déconcentrer l’organisation de la vie économique et sociale au niveau de la branche et de l’entreprise».
«Les 35 heures, ça marche très bien dans certains secteurs mais il y a des secteurs où elles posent un vrai problème de compétitivité ou d’organisation» estime-t-il.
Concernant les contrats de travail, il veut instaurer un bonus-malus pour les entreprises abusant des CDD courts.
Alors que l’assurance-chômage est aujourd’hui financée par les cotisations salariales et patronales, il propose de financer l’indemnisation chômage «par l’impôt», «pilotée par l’État, en lien avec les partenaires sociaux».
Début 2016 en remplacement du RSA activité et la Prime pour l’emploi (PPE) et concernait mi-novembre plus de 3,7 millions de foyers.
Parrallèlement, il propose de développer la formation professionnelle pour les chômeurs et les jeunes sans qualification dont il fait «une priorité».
Pour l’environnement, Emmanuel Macron propose de consacrer «15 milliards d’euros du plan d’investissement» à la «transition écologique».
Le leader du mouvement En Marche! propose une exonération en trois ans de la taxe d’habitation qui devrait bénéficier à 80% des foyers. Coût global chiffré à 10 milliards d’euros. En plus il propose de revaloriser de 100 euros par mois l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse.
En outre, il propose une baisse de l’impôt sur les sociétés de 33,3 à 25% pour rejoindre la moyenne européenne.
