La dérive radicale de certains maires écologistes

L’exécutif de Rennes, où EELV appartient à la majorité de la maire PS, Nathalie Appéré, avait lancé le débat sur le Tour en déclinant son accueil en 2021.
«Appelez-moi vieux monde si vous voulez, mais le sapin de Noël, le Tour de France et toutes ces traditions qui nous unissent seront toujours le ciment d’une société», a réagi Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.
De quoi secouer la sphère des écologistes alors qu’à Paris, les mesures anti-voitures de la maire PS, Anne Hidalgo, source d’encombrements croissants des rues encore ouvertes à la circulation, font grincer les dents.
En alerte venue de la gauche, le maire PS de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, largement élu sur une liste d’union de la gauche et des écologistes, a de son côté posé fièrement sur les réseaux sociaux avec son bob à carreaux Cochonou, emblématique du Tour de France qui passait justement chez lui.
«Les maires écologistes doivent faire attention à ce que des postures de communication ne viennent pas effacer l’importance et l’urgence des combats qu’ils mènent», prévient-il, regrettant par ailleurs, «une société de l’immédiat qui ne rend pas du tout compte de la complexité réelle».
