Le CFCM déplore les « divisions » sur la charte de l’Islam

Le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, a déploré, ce jeudi, « la sortie unilatérale » de trois fédérations de son organisation qui refusent toujours de signer la charte de l’islam de France, malgré un accord arraché par l’exécutif qui exclut toute renégociation du texte.

Promoteur de cette « charte des principes pour l’islam de France », le président du CFCM a répliqué jeudi en assurant que ces fédérations dissidentes « risquent d’être rendues toutes responsables de cette situation de division préjudiciable à l’organisation du culte musulman ».

Signé dimanche par cinq fédérations du CFCM sur neuf, ce texte dénonce notamment « l’instrumentalisation » politique de l’islam, proscrit « l’ingérence » d’Etats étrangers dans le culte en France et réaffirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec la République.

Après son adoption formelle, ce texte avait été salué lundi par le chef de l’Etat comme un « engagement net et précis en faveur de la République » et doit ouvrir la voie à la création d’un Conseil national des imams (CNI) chargé de « labelliser » les imams exerçant en France.

Leur refus « n’est pas de nature à rassurer nos coreligionnaires sur l’état des instances représentatives du culte musulman », a poursuivi Mohammed Moussaoui dans un communiqué.

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