Des polluants éternels détecté dans des bouteilles de vins européens

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Les résultats de l’étude indiquent une augmentation significative de la présence de TFA dans ces vins depuis la fin des années 1980. Le TFA, provenant notamment de la dégradation de certains pesticides fluorés utilisés en agriculture, est un polluant persistant.
Selon l’association Générations futures, qui a fourni les échantillons de l’étude pour la France, aucun TFA n’a été détecté dans les vins anciens récoltés avant 1988. En revanche, à partir de cette année-là, la concentration de TFA a progressivement augmenté pour atteindre des niveaux inquiétants entre 2021 et 2024, avec une concentration moyenne de 122 microgrammes par litre (µg/l) et des pics allant jusqu’à 320 µg/l.
Les vins conventionnels ont également révélé la présence de jusqu’à huit pesticides et métabolites de pesticides dans 94% des cas, tandis que la majorité des vins biologiques étaient exempts de résidus de pesticides détectables, mais contenaient tout de même du TFA, à des concentrations plus faibles que ceux des vins conventionnels.
La situation est préoccupante pour les associations, car le TFA est un PFAS (produit chimique perfluoroalkylé) impossible à éliminer, provenant de 31 pesticides de plus en plus utilisés en Europe. Les autorités publiques et politiques tardent à réagir face à cette problématique, craignant les réactions du secteur agricole.
Face à cette situation, les associations réclament l’interdiction de tous les pesticides PFAS en Europe et soulignent l’urgence de traiter cette question. L’Allemagne propose même de classer le TFA comme “toxique pour la reproduction” au niveau européen, mettant en lumière la nécessité d’agir rapidement pour protéger la santé publique et l’environnement.
