Don du sang : “Nous atteignons des niveaux qui sont proches du niveau d’alerte”

Don du sang : «Nous atteignons des niveaux qui sont proches du niveau d’alerte», s’alarme mardi 14 juin sur franceinfo François Toujas, président de l’Établissement français du sang.

En cette journée mondiale du don du sang, François Toujas appelle «à la mobilisation de l’ensemble des donneurs potentiels». Ce qui est vrai, en revanche, c’est que nous atteignons des niveaux qui sont proches du niveau d’alerte puisque ce matin, nous sommes encore à peine a 80 000 poches de sang en réserve, alors que pour fonctionner correctement ou sereinement, il faudrait être aux alentours de 100 000 poches de sang.

Nous avons connu, en début d’année, un seuil historiquement bas à 70 000 poches. On donne son sang parce que des malades en ont besoin. Pour ces malades, la capacité à trouver d’autres types de soins que le sang n’est pas possible, et donc ne pas avoir assez de sang, cela aurait comme conséquence de prendre en charge moins de malades. On a mobilisé plus difficilement des donneurs qui, pour certains, étaient malades, notamment avec la dernière vague Omicron.

On lance une campagne assez jolie pour les trois semaines qui arrivent sur le fait que lorsqu’on est donneur de sang, on est soignant aussi, on participe à la chaîne de soin. La seconde chose, je suis très sensible à ce sujet, il faut que nous soyons plus dans les écoles parce que les jeunes sont l’avenir du don du sang.

Notre objectif est d’atteindre environ 110 000 poches de sang en réserve avant le 14 juillet parce que l’été est une période dans laquelle les personnes donnent moins et cependant les maladies ne prennent pas de vacances, et donc le soin ou la continuité du soin nécessite absolument que nous augmentions fortement.

À une époque pas si lointaine, les militaires qui était des conscrits donnaient leur sang, à l’insu de leur plein gré et cela permettait de remplir à plein des poches de sang. D’ailleurs à cette époque-là France vendait du sang ! Sachant que le sang est un bien commun, il faut rendre le “don” obligatoire pour toute personne en bonne santé une a deux fois par an. Probablement que cette circonstance il n’y aurait plus de manque.

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