Après 11 ans de chantier, l’EPR de Flamanville proche d’un démarrage

Après 11 ans de chantier, l'EPR de Flamanville proche d'un démarrage«Le planning qui nous amène à un chargement du combustible environ dans un an n’est pas un planning avec beaucoup de marge, mais dans lequel nous avons confiance», a déclaré lundi 13 juin lors d’une conférence de presse Xavier Ursat, directeur chargé de l’ingénierie et des projets du nouveau nucléaire. C’est «une centrale qui est près de l’état d’exploitation», a-t-il estimé.

EDF avait annoncé en janvier de nouveaux retards pour Flamanville, dont le chargement du combustible nucléaire est désormais attendu au second trimestre 2023. Le chantier cumule ainsi 11 ans de retard et son coût estimé a grimpé à 12,7 milliards contre 3,3 milliards prévus initialement. La puissance de production de l’EPR de Flamanville est de 1650 MWe.

EDF devra ensuite conduire des essais et obtenir l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avant de démarrer. Après le chargement du combustible, la montée à 100 % de puissance du réacteur se fera progressivement sur plusieurs mois.

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La Chine compte les deux premiers EPR à être entrés en service dans le monde, mais l’un d’entre eux avait dû être arrêté l’été dernier en raison d’un incident. Conséquence de ce problème, «EDF va changer les assemblages qui vont être installés en périphérie» du cœur du réacteur à Flamanville, a expliqué M. Ursat.

Mais, ce changement est “compatible avec le calendrier” et “ne remet pas en cause la conception de l’EPR”, a-t-il assuré. Un troisième EPR a été terminé en Finlande, tandis que deux autres exemplaires sont en construction en Angleterre.

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