L’Ordre des médecins obtient en partie l’annulation d’un décret instituant le nouveau statut d’infirmier référent

L’Ordre des médecins a réussi à obtenir l’annulation partielle d’un décret établissant un nouveau statut pour les infirmiers référents, une décision rendue par le Conseil d’État. Dans un contexte marqué par une pénurie de professionnels de santé, les représentants des infirmiers dénoncent le corporatisme des médecins.
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Ce décret, dont l’annulation partielle a été prononcée, avait pour but de renforcer le rôle des infirmiers dans la coordination des soins pour les patients souffrant d’affections de longue durée. John Pinte, président du syndicat national des infirmières et des infirmiers libéraux (Sniil), estime que ces nouvelles compétences ne diminuent en rien le rôle des médecins.
Il exprime son incompréhension face à l’attitude de l’Ordre des médecins, soulignant que l’objectif est de reconnaître les infirmiers dans leur capacité à coordonner les parcours de soins et à suivre ces patients. Il déplore que l’Ordre adopte de plus en plus une position défensive face à l’évolution des compétences des autres professions, insistant sur le fait que tout doit passer par eux, alors qu’ils ne peuvent pas gérer l’ensemble des cas.
La Fédération nationale des infirmiers (FNI) partage également ce sentiment de colère. De leur côté, les médecins soutiennent l’idée qu’un coordinateur unique des soins est indispensable. Pour justifier l’annulation du décret, l’Ordre a invoqué un vice de procédure, arguant que le gouvernement n’avait pas consulté le Haut Conseil des professions paramédicales, comme cela aurait dû être fait.
Pour l’heure, cette annulation n’aura pas d’impact immédiat, le décret n’étant pas encore entré en vigueur. Cependant, cette décision judiciaire pourrait retarder encore davantage une évolution professionnelle que les infirmiers réclament depuis longtemps.
