150 médecins signent une tribune pour demander la régulation de leur installation

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Julie Chastang, membre de la Fédération nationale des Centres de santé, a réagi sur franceinfo, soulignant que la situation ne peut être améliorée par des solutions temporaires. “Il ne s’agit pas de faire de la charité dans les déserts médicaux, mais d’élaborer une stratégie à long terme”, a-t-elle déclaré, ajoutant que des mesures superficielles ne suffisent pas à améliorer la santé des populations concernées.
En parallèle, l’Assemblée nationale a adopté le 7 mai une proposition de loi portée par le député Guillaume Garot (PS), qui vise à réguler l’installation des médecins. Bien que Julie Chastang soutienne partiellement cette initiative, elle met en garde contre une régulation aveugle. Pour cette médecin généraliste de Fontenay-sous-Bois, il est crucial de prendre en compte des critères variés, tels que le temps de travail des médecins et le type d’actes pratiqués, plutôt que de se limiter à des considérations professionnelles.
En revanche, 14 syndicats de médecins et organisations d’internes ont exprimé leur désaccord avec toute forme de régulation de l’installation. La proposition de loi “Garot”, après son adoption à l’Assemblée, doit encore être examinée par le Sénat. Ce texte vise à répondre aux besoins de six millions de Français qui n’ont toujours pas de médecin traitant.
Cette tribune indique que tous les médecins ne sont pas égoïstes et pensent à l’intérêt général des français pour la santé.
