Accidents du travail : la France reste en retard par rapport à ses voisins européens

Accidents du travail : la France reste en retard par rapport à ses voisins européens
Images dillustrations
Lundi 12 mai, un tragique accident sur un chantier à Pommard, en Côte-d’Or, a coûté la vie à trois ouvriers, écrasés par un mur. Ce drame n’est pas un événement isolé en France. En 2022, la Dares, le service statistique du ministère du Travail, a enregistré près de 680 000 accidents du travail.

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En France, un accident du travail est défini comme une blessure physique ou psychique subie par un salarié sur son lieu de travail ou dans le cadre de son activité professionnelle, y compris durant les pauses. Cela englobe des incidents tels que des chutes, des accidents de manutention ou des contaminations chimiques. Les statistiques révèlent que 738 accidents du travail ont été mortels en 2022, ce qui représente plus de deux décès par jour en moyenne.

Les secteurs les plus touchés incluent le bâtiment et les travaux publics (BTP), l’industrie, la santé et les transports, des domaines souvent exposés à des risques physiques. Bien que la tendance générale soit à la baisse, avec une diminution de 6 % des accidents de 2021 à 2022, cette réduction ne doit pas être interprétée comme un signe d’amélioration. Après la crise de la covid, le recours au télétravail et le chômage partiel ont logiquement entraîné une baisse des accidents. Cependant, l’assurance maladie met en garde contre des chiffres jugés incomplets, qui ne reflètent pas toujours la réalité sur le terrain.

Comparée au reste de l’Europe, la France se positionne plutôt mal. En termes de décès, elle figure parmi les pays les plus touchés, et pour l’ensemble des accidents, qu’ils soient mortels ou non, elle se classe en dernière position au sein de l’Union européenne. Néanmoins, les comparaisons sont délicates, car en France, un accident du travail est enregistré dès le premier jour d’arrêt, alors que dans d’autres pays, il faut parfois attendre quatre jours ou plus. De plus, dans certains pays, les salariés sont moins incités à déclarer un accident en raison de l’absence d’indemnités.

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