Les urgences à l’agonie suite à une série noire dans les l’hôpitaux

Cette dame transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d’un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d’attente.
Comme un écho macabre, les mêmes faits se sont déroulés à Rennes lundi: une femme de 60 ans, admise aux urgences de l’hôpital Pontchaillou pour des douleurs au ventre, a fait un arrêt cardiaque sur le brancard où elle attendait d’être auscultée.
Et le directeur des soins de l’hôpital a expliqué à l’AFP que l’événement s’était produit “dans une période de tension très forte”, avec “près de 100 patients présents sur le plateau des urgences et 27 à l’accueil, en attente de prise en charge”.
“Ça va mal de partout”, résume Christophe Prudhomme, porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui réclame “plus de personnels et plus de lits” car le nombre de passages aux urgences ne cesse d’augmenter: plus de 20 millions en 2016, contre 18 millions en 2011 et 14 millions en 2002.
Les soignants eux-mêmes paient les conséquences de cette ambiance délétère. A Besançon, une médecin a tenté de se suicider début mars aux urgences de l’hôpital Jean Minjoz. Et d’après le porte-parole de l’Amuf, “ce n’est pas le premier cas”.
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