Le malaise grandissant des policiers : Manifs, grèves du zèle, démissions en bloc

Lundi, à Grenoble, 132 fonctionnaires sur 523 policiers isérois ont symboliquement entamé une démarche pour quitter l’institution pour protester contre le “lâchage” présidentiel de la police. Selon Yannick Biancheri, délégué Alliance en Isère, “ils font un premier rapport pour montrer combien l’administration est prête à leur donner s’ils quitteraient la maison police pour faire une reconversion”.
En revanche, il y a une intervention de police toutes les secondes, on en sort une de son contexte et l’on refait tout le procès de la police en général”.
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Et il ajoute, confirmant que les paroles d’Emmanuel Macron sont mal passées : “Le fait d’affirmer que la police fait des contrôles au faciès, que la police est violente, sont des propos inadmissibles”.
La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l’Isère, a confirmé à l’AFP que la hiérarchie avait été “informée” mais que les demandes de ruptures conventionnelles allaient être directement déposées en préfecture.
La colère quotidienne des policiers a envahi les rues en France. Des opérations ont été menées à Paris, Montpellier, Reims, Alibi, Toulouse. À Nantes, les policiers se sont rassemblés avec les voitures de service, en dépit des rappels et menaces de la hiérarchie. Des ralentissements sur les routes pour distribuer des bonbons à Marseille ou encore à Dijon ont également eu lieu. La musique des bisounours a aussi retenti lors d’un pseudo-contrôle d’automobilistes, sans aucune verbalisations.
