L’élimination de l’eau contaminée de Fukushima tétanise le Japon

De passage le week-end dernier à Minamisoma, juste au nord du site, le premier ministre, Yoshihide Suga a indiqué que le gouvernement déciderait d’une politique d’élimination « au moment opportun et de manière responsable ».
Tepco et le gouvernement japonais rappellent que des dizaines d’autres complexes nucléaires de la planète, notamment ceux de La Hague ou de Tricastin en France, rejettent cette eau « tritiée » en mer ou dans des fleuves sans que cela pose le moindre problème sanitaire pour la faune ou les humains.
Cela est l’équivalent de 16 grammes dans un volume total à 500 piscines olympiques », martèle Yumiko Hata, la responsable de la gestion des déchets de Fukushima Daiichi au ministère de l’Industrie.
L’organisation plaide donc pour un report de plusieurs années des programmes de rejet. Éventuellement, jusqu’en 2035. Il réduirait la quantité de tritium dangereuse (par désintégration naturelle), et serait l’option la moins dommageable pour l’environnement », détaille leur expert Shaun Burnie, dans son dernier rapport. « On ne peut pas rejeter indéfiniment cette décision », pointe Yumiko Hata.
