La colère des agriculteurs : frémissements au sein de l’exécutif
Emmanuel Macron a demandé, vendredi 19 janvier, à ce que les préfets aillent à la rencontre des agriculteurs dès ce week-end, alors que la FNSEA, le principal syndicat agricole, étudie la possibilité d’un grand mouvement de protestation dans les prochaines semaines.
Vendredi, des agriculteurs ont continué le blocage de l’autoroute A64 entre Toulouse et Tarbes et de la RN 20 en Ariège. Dans l’Hexagone, des panneaux ont d’ailleurs déjà été retournés par les agriculteurs à l’entrée de plusieurs villes. Le nouveau ministre des Affaires étrangères a sonné l’alerte.
«Si on prend une tôle aux européennes, il sait que c’est la fin de son quinquennat», lâche même un ministre. L’agriculture est un sujet européen.
Jordan Bardella, le président du Rassemblement national et candidat du parti, sera en Gironde dans l’après-midi pour visiter une exploitation et participer à table ronde avec des agriculteurs, une manière de tirer parti de leur colère. Au même moment, le Premier ministre Gabriel Attal sera dans le Rhône, avec une volonté affichée de s’adresser au monde rural, Dans la ligne de mire de l’exécutif se trouve aussi l’ouverture du Salon de l’agriculture fin février.
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Mercredi, le gouvernement présentera son projet de loi d’orientation agricole en conseil des ministres. Elle est portée par Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, conforté lors du dernier remaniement. «Mais il est abîmé, fatigué, il ne fait pas l’unanimité», souffle un député de la majorité, au risque pour Emmanuel Macron de se retrouver encore une fois, seul, sans paratonnerre et en première ligne.
