La “nouvelle proposition de loi Duplomb est une provocation”

La
HANS LUCAS VIA AFP

Mathieu Courgeau, éleveur de vaches laitières en Vendée et coprésident du collectif Nourrir, critique vivement la proposition de loi Duplomb comme étant une provocation et une insulte à la science, qui a prouvé que l’acétamipride, un pesticide, est cancérigène. Samedi, des activistes écologistes, des agriculteurs et des citoyens engagés ont pris part à des manifestations organisées par plus de 80 organisations en opposition à la loi anti-contraintes agricoles proposée par le sénateur Laurent Duplomb, ainsi qu’à sa nouvelle initiative visant à réintroduire des pesticides interdits.

À consulter >> Municipales : le président de la Commission nationale des comptes de campagne exhorte les candidats à faire preuve de “vigilance” face aux “ingérences liées au narcotrafic”

Mathieu Courgeau estime que cela constitue une offense envers les plus de 2,5 millions de citoyens ayant apposé leur signature sur une pétition en juillet dernier pour s’opposer à cette loi. Cela constitue également une offense envers l’ensemble des agriculteurs et agricultrices qui se sont engagés activement ces derniers mois, sans que le gouvernement ne réponde à leur revendication principale concernant le revenu.

Le coprésident du collectif Nourrir admet que la réintroduction de l’acétamipride est un sujet de débat au sein de la communauté agricole. Cependant, il souligne que malgré ces divergences, les agriculteurs partagent des préoccupations communes, notamment celle liée aux revenus.

Il convient de souligner que 20% des agriculteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté et que la moitié d’entre eux envisagent de prendre leur retraite. Il est essentiel d’encourager un grand nombre de jeunes à embrasser cette noble profession. Quelles sont les orientations proposées par le gouvernement et le sénateur Duplomb à cet égard ? Mathieu Courgeau critique vivement le fait d’autoriser davantage de pesticides, jugeant cette décision non seulement non sérieuse mais également préjudiciable à la réputation de la profession. Ce qui est recherché, ce sont des politiques visant à garantir la protection des agriculteurs, de la santé et de l’environnement. Il est suggéré de plaider en faveur de l’interdiction de ces pesticides au niveau européen plutôt que de militer pour leur réintroduction en France, selon ses conclusions.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *