L’Office français de la biodiversité est le bouc émissaire du monde agricole

Des bâtiments aspergés de lisier, voire incendiés, des agents menacés ou pris pour cible personnellement, sans compter un Premier ministre aligné sur les revendications de la FNSEA.
«Désormais, l’OFB sera sous la tutelle du préfet, a annoncé Gabriel Attal face aux agriculteurs, le vendredi 26 janvier. Faut-il vraiment venir armer quand on vient contrôler une haie ?». 2 700 contrôles ont été effectués en 2023. Cela reste limité, assure le Guillaume Rulin : «On a 400 000 exploitations, donc on a contrôlé à peine 0,75 % des exploitations en France. Il y en a seulement 86 qui ont fait l’objet d’un rapport de manquement. Donc quand on parle de harcèlement et de pression des agents de l’OFB sur le monde agricole, on a été surpris».
Ces contrôles sont aujourd’hui suspendus et les agents sont inquiets. Pour Véronique Caraco-Giordano, secrétaire générale du syndicat national de l’environnement, c’est la raison d’être de l’OFB qui est en jeu.
À LIRE ÉGALEMENT >> Allégations trompeuses sur l’environnement : les eurodéputés trouvent un accord pour les interdire
Au quotidien, les 3 000 agents de l’Office français de la biodiversité sont chargés de diverses missions : contrôle de la chasse et de la pêche, lutte contre le braconnage, gestion des ressources en eau ou encore développement de projets environnementaux.
