Le projet HOPE au large de la Nouvelle-Calédonie

«On peut rentrer dans la bouée, il y a des paillasses, des automates, tout ce qui permet d’étudier cette complexité de l’océan de façon autonome parce que mettre des océanographes toutes les heures dans l’océan durant plusieurs années, on ne peut pas le faire», explique Sophie Bonnet, océanographe et directrice de recherche à l’IRD. C’est donc depuis la terre ferme que les chercheurs vont piloter cette bouée.
Pour autant, les océans tropicaux ne sont pas forcément les mauvais élèves du piégeage du CO2, selon Sophie Bonnet, pour qui leur rôle serait sous-estimé. Elle a mis en avant cette théorie ces derniers mois avec ses équipes : les océans tropicaux capteraient plus de CO2 qu’on ne l’imagine, notamment grâce à des micro-organismes, un type de plancton particulier appelé «diazotrophe».
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Ces diazotrophes viennent refertiliser ces milieux pauvres, donc ils recréent des oasis de vie au milieu des déserts et créent un petit puits de carbone, plus faible que dans les zones tempérées et polaires évidemment. Les océans absorbent près de 25 % des émissions de CO2 liés aux activités humaines.
