En prison, il est facile de fumer quotidiennement du cannabis

Concernant la fréquence d’usage, 39 % des détenus consomment du cannabis au moins une fois par mois, 34 % au moins une fois par semaine et 26 % de manière quotidienne. «On se rend compte avec les résultats de cette étude que la prison n’est ni un lieu d’initiation, ni un lieu pour l’arrêt, avec des consommations plus élevées qu’en population générale. » Cela plaide pour une densification des consultations en addictologie, préconise Guillaume Airagnes, directeur de l’OFDT.
À LIRE AUSSI >> Le gouvernement a pris du retard pour la création des nouvelles prisons
«La taille des bouteilles d’alcool et son indivisibilité est un argument fréquemment mentionné par les détenus pour expliquer la circulation moins importante de ce produit par rapport au cannabis», pointent les auteurs, qui rappellent les moyens utilisés par les détenus pour introduire des biens interdits en prison. Ils évoquent les projections par des tiers au-dessus des murs de la prison, à l’intérieur des cours de promenade, les livraisons par drones, la transmission grâce à un visiteur au parloir ou par le courrier, ou par un intervenant en prison, en général contre une rétribution financière.
