Une partie de batterie crée a partir du fruit de l’huile de palmier
On connaissait, jusqu’ici, l’importance de l’huile de palme dans l’industrie agroalimentaire. C’est l’huile végétale la plus cultivée dans le monde, très loin devant l’huile de soja ou l’huile de colza. Une huile que l’on retrouve dans quantité d’aliments comme les pâtes à tartiner, les biscottes, le pain de mie, les chips ou encore les plats congelés.
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En Malaisie – qui produit avec l’Indonésie 80 % de l’huile de palme – une usine vient tout juste d’être inaugurée pour donner une seconde vie aux fruits, jusqu’ici inutile après extraction du précieux liquide.
Évidemment, tous les composants des batteries électriques ne peuvent pas être substitués, mais l’anode, un de ses composants clé, oui. Les coquilles, très résistantes, sont brûlées, réduites en poudre et traitées chimiquement pour créer ce graphite vert.
Graphjet Technology vient de lancer sa production début décembre, et son carnet de commandes est déjà bien rempli. Tous les fabricants de batterie cherchent à casser leur dépendance à la Chine, qui produit l’essentiel des éléments qui composent les batteries.
Plus de 90 % du graphite utilisé dans les batteries du monde vient de Chine, soit de ses mines, soit de ses usines qui le synthétisent. La perspective d’obtenir un graphite non-chinois, bon marché et issu du recyclage, intéresse beaucoup les constructeurs, notamment aux États-Unis et en Europe.
