Le ministre de l’Économie avertit que des mesures pourraient être prises si les prix à la pompe augmentent trop

Le ministre de l'Économie avertit que des mesures pourraient être prises si les prix à la pompe augmentent trop
Roland Lescure

Roland Lescure, ministre de l’Économie, a averti lors d’une intervention sur franceinfo le mercredi 4 mars que « Ils entendront parler de moi ». Il a également déclaré qu’il ne permettrait pas que les augmentations de prix à la pompe dépassent ce que la hausse du prix du pétrole justifie en référence au contexte de la guerre en Iran.

Le ministre a déclaré qu’il a sollicité l’intervention de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin d’intensifier les « vérifications » à l’échelle nationale. Le but est de garantir que les augmentations de prix sont justifiées compte tenu de l’augmentation relativement modérée du prix du baril de pétrole. Ainsi, Roland Lescure insiste sur le fait de ne pas paniquer.

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Devant les préoccupations croissantes concernant une éventuelle augmentation des prix des carburants, le ministre cherche à atténuer l’impact de la situation internationale en déclarant : « Il est compréhensible qu’une hausse du prix du baril puisse entraîner une légère augmentation du prix à la pompe, mais pour l’instant, c’est le seul effet observé. »

Le ministre de l’Économie a réaffirmé l’absence de risque concernant l’approvisionnement en gaz et en pétrole pour la France « dans les prochaines semaines », malgré les tensions géopolitiques. Il a souligné qu’il n’y avait « aucun risque, mais vraiment j’insiste, d’approvisionnement ni sur le gaz, ni sur le pétrole pour les semaines à venir ». Cependant, il a précisé que « bien entendu, cela dépendra de l’intensité et de la durée du conflit », mettant en avant la vigilance du gouvernement vis-à-vis de l’évolution de la situation énergétique.

En conclusion, le ministre encourage les conducteurs à faire preuve de prudence et de calme. Il souligne l’importance de rester calme, d’être conscient des dangers, et de ne pas propager de fausses informations ni de créer des troubles inutiles. Il rappelle que la situation est sous contrôle et que l’approvisionnement en carburant est normal dans tout le pays.

La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a exprimé son anticipation d’une augmentation modérée des prix du carburant à la pompe en raison du conflit au Moyen-Orient, tout en assurant que les stocks sont suffisants, lors de son intervention mercredi sur BFMTV et RMC. Selon ses propos, à court terme, une légère hausse des prix est envisageable, mais sera limitée. Elle a également souligné que l’évolution future dépendra de l’intensité du conflit.

Le prix du baril de pétrole Brent de la mer du Nord, largement utilisé comme référence sur le marché mondial, a augmenté de 1,04 % mercredi matin pour atteindre 82,25 dollars. Le mardi, il a franchi pour la première fois depuis juillet 2024 le seuil des 85 dollars. Concernant le coût du carburant, il devrait approcher les 2 euros par litre dans certaines stations, selon ses prévisions.

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