Dassault accuse son partenaire Airbus de saboter le projet d’avion de chasse européen

Dassault accuse son partenaire Airbus de saboter le projet d'avion de chasse européen
Est-ce que l’Europe réussira à développer un avion de chasse européen, à savoir le Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) ? Rien n’est plus incertain. Ce projet européen, initié en 2017 par le président français Emmanuel Macron et l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel, se trouve dans une situation de blocage depuis plusieurs mois. D’une part, Airbus, représentant l’Espagne et l’Allemagne, et d’autre part, l’entreprise française Dassault : ces deux acteurs concernés dans ce projet ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente, illustrant ainsi les défis plus vastes liés à la construction d’une Europe de la Défense.

Le dialogue entre les deux partenaires semble interrompu, comme en témoigne le récent épisode de leur conflit : Dassault accuse Airbus de saboter le projet de l’intérieur, alléguant qu’Airbus a explicitement exprimé son refus de continuer à collaborer avec Dassault. « Je prends note de cela », déclare Eric Trappier, le dirigeant de la grande entreprise française du secteur aéronautique.

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Le constructeur du Rafale et le fabricant d’avions européen sont toujours en désaccord concernant la gestion de ce programme visant à développer non seulement un avion de combat, mais également des drones et un système numérique. Afin de produire un avion de combat, Dassault cherche un individu qui joue un rôle de premier plan. Selon Eric Trappier, ce leader est chargé de prendre des décisions concernant l’efficacité des sous-traitants, la conception de l’avion, ainsi que la responsabilité du vol inaugural. Dassault est désigné comme le leader par les trois États, ce qui pose actuellement un problème pour Airbus. Étant dans l’incapacité d’assumer un rôle de leader, ils sollicitent la position de co-leader, une proposition à laquelle je m’oppose.

Cependant, le directeur d’Airbus, Guillaume Faury, a proposé pour la première fois le 19 février une solution à deux avions, « si les États le demandent », en soulignant que « le blocage concernant un pilier ne devrait pas compromettre l’avenir » de ce programme. L’entreprise aéronautique européenne de premier plan avait précédemment collaboré dans les années 1980 avec la société britannique BAE Systems et l’entreprise italienne Leonardo pour concevoir le chasseur Eurofighter.

Cette proposition de deux avions gagne également du terrain parmi les dirigeants d’État, en particulier concernant les besoins divergents entre la France et l’Allemagne. Le chancelier Friedrich Merz se questionne sur la nécessité de construire deux avions pour répondre à ces deux profils d’exigences distincts, ou bien un seul, étant donné que les Français requièrent un avion capable de transporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions, ce qui ne correspond pas aux besoins actuels de l’armée allemande. En revanche, le président français Emmanuel Macron maintient fermement sa position sur l’importance d’un modèle commun.

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