La formation d’infirmières modifiée à la rentrée 2026

La formation d’infirmières modifiée à la rentrée 2026
Un renforcement du contenu pédagogique et une amélioration de la reconnaissance académique. La réforme de la formation en soins infirmiers sera mise en œuvre à la rentrée 2026 à travers la publication de deux textes réglementaires le mardi 24 février, afin de s’aligner sur les nouvelles compétences accordées par la loi. Les étudiants débutant leurs études suivront désormais un programme de 4 620 heures réparties sur une période de trois ans, par rapport aux 4 200 heures précédemment prévues. Les étudiants réaliseront un total de 66 semaines de stage, comprenant des périodes en milieu hospitalier et extra-hospitalier.

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Le nouveau cadre de référence repose fortement sur la « loi infirmière » de juin 2025, qui a accordé à la profession un rôle élargi au sein du système de santé. Jusqu’à présent structuré selon une liste d’actes techniques, le domaine est actuellement caractérisé par des compétences et des missions de grande envergure. La législation accorde à ces professionnels de la santé le droit de traiter certains patients sans nécessiter une ordonnance préalable du médecin, de les recevoir en consultation infirmière, d’établir un diagnostic infirmier et de mettre en place des actions de prévention.

Parmi les compétences requises, les étudiants doivent être capables de collecter des données somatiques, psychologiques, émotionnelles et comportementales des patients, de les confronter aux recherches en sciences infirmières, ainsi que de définir un plan de soins. Elles seront également formées à rédiger des articles ou des rapports d’expertise en suivant une approche scientifique.

La charge d’enseignement augmentée, équivalente à 180 crédits ECTS, favorise l’alignement du diplôme avec les normes de reconnaissance européennes. La délivrance de la licence sera désormais de la compétence des universités accréditées, et non plus du préfet de région, facilitant ainsi la progression vers un master ou un doctorat. Le syndicat SNPI (infirmières hospitalières, CFE-CGC) se montre satisfait de cette réforme qui actualise les contenus après une attente de quinze ans, en mettant particulièrement en avant une amélioration du raisonnement clinique et une plus grande importance accordée à la prévention et à la santé publique. Cependant, la réforme n’est pas menée à son terme en maintenant un programme d’études de trois ans, malgré les demandes d’une partie de la profession en faveur d’une durée de quatre ans.

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