Sébastien Lecornu entend freiner une “dérive” des arrêts maladies

Selon Sébastien Lecornu, l’augmentation des arrêts maladie est une source de préoccupation majeure. Le Premier ministre envisage de renforcer davantage les restrictions pour les limiter. D’après les données de franceinfo du lundi 30 mars, il est prévu de surveiller les patients qui adoptent une approche nomade de la médecine, en consultant plusieurs praticiens afin d’augmenter leurs chances d’obtenir une prescription d’arrêt de travail.
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Le gouvernement envisage d’examiner les arrêts de travail prolongés, d’une durée supérieure à un mois, qui représentent les coûts les plus élevés pour la Sécurité sociale, dans le but de détecter plus efficacement les abus. Cette analyse inclura notamment l’étude des parcours de soins des patients et de leurs prescriptions. L’Assurance maladie s’engage à promouvoir la recherche, notamment pour analyser les raisons pour lesquelles un individu en arrêt maladie pendant une période prolongée en raison de troubles musculosquelettiques n’a pas accès à des séances de kinésithérapie ou n’a pas recours à des analgésiques en pharmacie. Le gouvernement se concentre principalement sur la détection des fraudes. Par ailleurs, le projet de loi sur la lutte contre la fraude, qui sera examiné à l’Assemblée le lundi 30 mars, comporte une série de mesures visant à prévenir les fraudes à l’Assurance-maladie, telles que l’introduction d’ordonnances médicales et d’arrêts de travail numériques. Il est également envisageable de détecter et de fermer de manière plus efficace les sites web qui proposent la vente d’arrêts de travail frauduleux. De plus, cette question est sujette à débat et provoque l’indignation des professionnels de santé, cependant le gouvernement continue de cibler certains médecins qui prescrivent un grand nombre d’arrêts de travail.
Pendant ce temps, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, se prépare à promulguer les décrets nécessaires à la mise en œuvre des mesures approuvées dans le budget de la Sécurité sociale. La durée maximale du premier arrêt de travail prescrit est d’un mois, et la prolongation ne peut pas dépasser deux mois. Ces modifications ont été approuvées à l’automne et devraient être mises en œuvre soit cet été, soit à la rentrée 2026.
Le but demeure de réaliser des économies. Il convient de mentionner qu’en 2025, le montant total des allocations journalières versées par la Sécurité sociale pour les congés maladie atteint 18 milliards d’euros ! Cette somme ne cesse d’augmenter depuis l’avènement de la pandémie de Covid-19, atteignant un milliard de dépenses supplémentaires par an. Le phénomène du vieillissement de la population ne peut être entièrement expliqué par ce facteur. Par ailleurs, il est à noter que l’exécutif observe une augmentation des arrêts de travail parmi les individus de moins de 30 ans. Est-ce en raison de conditions de travail en détérioration ? Des problèmes de gestion ? Y a-t-il des abus concrets ? Il est indéniable que l’administration n’est plus disposée à assumer un coût aussi élevé. Sébastien Lecornu devra exposer en détail sa nouvelle politique dans les prochains jours.
Ce gouvernement aura t-il le courage d’harmoniser la carence entre le public et le privé ? Puisque, actuellement, celle-ci est de trois jours dans le privé et d’un jour dans le public.
