Le taux de plomb dans le corps humain a été divisé par 100 en 50 ans

Le taux de plomb dans le corps humain a été divisé par 100 en 50 ans
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En février 2026, des chercheurs de l’université de l’Utah aux États-Unis ont étudié plusieurs générations de cheveux humains. Ils aimeraient comprendre l’évolution de l’exposition au plomb sur une période d’un siècle, et les résultats obtenus sont prometteurs.

Le plomb est un métal toxique associé à de nombreuses maladies, en particulier aux troubles du développement intellectuel. Depuis l’ère de Néandertal, le feu a été perçu comme une menace, et certains historiens soutiennent qu’il a joué un rôle dans le déclin de l’Empire romain. Les Romains recouraient au plomb dans divers contextes tels que les systèmes de canalisations, les produits cosmétiques contenant de la céruse de plomb, ainsi que les sucreries contenant de l’acétate de plomb. Conséquence : une augmentation de la concentration suffisante pour entraîner une diminution de l’indice de quotient intellectuel moyen d’une population de trois à quatre points.

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Durant l’époque contemporaine, les niveaux de concentration de plomb ont connu une hausse significative due à l’activité de divers secteurs industriels, engendrant des répercussions sur la santé publique. Les chercheurs de l’Utah ont cherché à mesurer précisément cette exposition.
Les albums familiaux au service de la recherche scientifique

Les cheveux constituent des indicateurs précieux de l’état de santé. Il est suffisant d’introduire un seul d’entre eux dans un spectromètre de masse afin de déterminer les éléments chimiques qu’il renferme. Bien que moins précis qu’un bilan sanguin, les données extraites des cheveux présentent l’avantage d’une meilleure conservation à travers le temps. Ceci permet donc d’analyser la santé des individus ayant vécu dans le passé lointain.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont examiné des échantillons de cheveux provenant d’anciens albums de famille. Certains individus choisissent de conserver des échantillons de cheveux provenant de leurs ancêtres, une pratique qui s’avère être précieuse pour la recherche scientifique. Grâce à ces archives, il leur a été possible de recueillir 48 échantillons provenant de toutes les générations, remontant jusqu’à l’année 1916.

L’exposition au plomb de nos ancêtres a diminué de manière significative à partir de 1970, année de la création de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) par le président Nixon aux États-Unis, après avoir été particulièrement élevée. Cette dernière a initié la mise en place de réglementations environnementales, en particulier en bannissant l’utilisation de plomb dans les carburants. Conséquence : une diminution d’environ un kilogramme de plomb par individu et par année dans l’atmosphère. Durant les cinq dernières décennies, la concentration de plomb dans l’organisme humain a été réduite de manière notable, ce qui a conduit à une diminution notable des pathologies associées.

Cette découverte met en lumière de manière tangible l’impact crucial des réglementations environnementales sur la santé, ainsi que le rôle essentiel des organismes chargés de les faire appliquer, malgré les contestations actuelles à leur encontre.

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